Le gouvernement tchadien encadre strictement le port d’armes à feu

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                Le ministre de la Sécurité publique, Souleyman Abakar Adam, veut réglementer la circulation des armes à N'Djamena. Dans la capitale, les règlements de compte mettant en cause parfois de hautes personnalités civiles ou militaires se sont multipliés ces derniers temps.                </p><div readability="86.401972386588">

                <p>C'est <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211210-attaque-du-domicile-de-l-ancien-ministre-khazali-au-tchad-une-expédition-punitive" target="_self" rel="noopener">l'attaque</a></strong>, d'une ampleur inégalée, qui a fait déborder le vase, explique une source sécuritaire. Des dizaines de véhicules remplis de soldats armés jusqu'au dents à l'assaut du domicile d'Ahmat Acyl Khazali, l'ancien ministre de l'Éducation et frère de l'ancienne première dame Hinda Deby, dans la nuit de mercredi à jeudi. 

Le ministre a donc signé dès le lendemain, jeudi 9 décembre, un arrêt réglementant le port d’arme à feu dans la capitale tchadienne. Reste maintenant le plus dur, de l’avis de nombreux Tchadiens plutôt sceptiques : le rendre effectif.

Car l’arrêté ministériel se veut « très strict ». Avec un objectif affiché : réduire de manière drastique la circulation d’armes à feu à N’Djamena. Une ville où tous ceux qui en ont les moyens en possèdent au moins une, explique une source sécuritaire.

Ce texte autorise à titre exceptionnel le port d’armes à feu et seulement pendant les heures de services, aux gardes du corps d’à peine une cinquantaine des plus hautes personnalités du pays qui vont du président du Conseil national de transition jusqu’aux membres du gouvernement, en passant par le Premier ministre, auxquels s’ajoutent ceux qui protègent les diplomates, les généraux mais aussi les magistrats.

Autres groupes autorisés, « les éléments des Forces de défense et de sécurité en mission officielle ou service commandé », soit au total un peu plus d’un millier d’hommes, selon notre source.

Les ONG de droits de l’homme se réjouissent

La CNDH ne cache pas sa satisfaction. « Si elle est réellement mise en application, cette mesure sera salutaire », a salué son président, Djidda Oumar Mahamat, en soulignant le fait que « c’est la première fois qu’il y a un arrêté qui réglemente et encadre réellement le port d’armes à N’Djamena ».

Mais très peu de Tchadiens semblent y croire, du moins si on se fie aux nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Certains dénoncent une « opération de communication », alors que d’autres estiment que « seuls les plus modestes seront visés, comme à chaque fois lorsque des opérations de fouille sont menées à N’Djamena ».

Le 16 juillet dernier, les autorités avaient déjà lancé une campagne pour traquer les armes à feu détenues illégalement.

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