Le grand barrage éthiopien de la discorde

Le grand barrage de la Renaissance de l’Ethiopie (GERD), gigantesque ouvrage au coût de 4 milliards d’euros et dont la construction a débuté en 2011, pourrait devenir l’une des plus grandes centrales hydroélectriques d’Afrique.

L’Egypte s’accroche à ses « droits historiques » sur le Nil, garantis par deux traités (de 1929 et 1959). Le président Al-Sissi redoute de voir l’Egypte, qui dépend pour 97% du Nil pour son alimentation en eau, être privée de cette ressources. Il se dit prêt « à défendre la sécurité nationale égyptienne à l’intérieur et à l’extérieur du pays ».

Lire l’enquête : Poker menteur sur le Nil

Le Soudan espère que le barrage éthiopien régulera le débit du Nil et permettra de développer de vastes zones d’agriculture irriguée. Khartoum compte aussi récupérer une partie du surplus de l’électricité que produira le GERD.

Sources : Nile Basin Water Resources Atlas ; globaldamwatch.org ; worldpop.org ; Population databases, ONU ; FAO ; Banque mondiale ; Coface ; Agence spatiale européenne ; Le Monde

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