Le Maroc dément l’espionnage du journaliste Omar Radi

Le journaliste Omar Radi, à Casablanca, le 5 mars 2020.

Les autorités marocaines ont « réfuté catégoriquement », vendredi 26 juin, les « allégations infondées » d’Amnesty International, selon qui le Maroc a piraté le téléphone du journaliste Omar Radi avec un logiciel espion.

Dans un communiqué, les autorités du royaume appellent l’ONG à « étayer » son rapport « par des preuves ». Le directeur d’Amnesty au Maroc a été convoqué et il lui a été demandé de fournir « dans les plus brefs délais » ces preuves.

Amnesty international a affirmé lundi dans son rapport que le téléphone d’Omar Radi, un journaliste et militant des droits humains marocain, avait été espionné via le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO, utilisé selon elle par les autorités marocaines.

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« Mettre fin au harcèlement » visant le journaliste

Mercredi, la justice marocaine a annoncé avoir ouvert une enquête sur Omar Radi, qu’elle suspecte de bénéficier de « financements de l’étranger » en lien avec des « services de renseignement ». Jeudi, le journaliste a été interrogé plusieurs heures par la police judiciaire.

Pour lui, cette convocation a « un lien direct » avec le rapport d’Amnesty et les accusations le visant sont « ridicules », a-t-il dit.

« J’affronterai avec beaucoup de fermeté cette énième tentative d’intimidation », a-t-il commenté vendredi dans un communiqué.

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En mars, il avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir critiqué un juge sur Twitter. Reporters sans frontières (RSF) a appelé jeudi les autorités marocaines à « mettre fin au harcèlement » le visant.

Amnesty avait publié en octobre un premier rapport sur l’espionnage des téléphones de deux militants marocains via le même logiciel.

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Le Monde avec AFP

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