Le médiateur de la Cédéao pour le Burkina Faso, Mahamadou Issoufou, à Ouagadougou

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                Au Burkina Faso, après quarante-huit heures de travaux, le médiateur de la Communauté économique des États d'Afrique de l’Ouest (Cédéao) a estimé samedi 18 juin que « <em>la situation sécuritaire demeure difficile</em> » et que le pays a besoin de tous ses amis pour sortir de cette situation. Mahamadou Issoufou, qui a eu plusieurs entretiens en tête à tête avec le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, le président de la transition, a salué l’esprit « <em>d’ouverture</em> » et de « <em>dialogue du chef de l’État</em> » burkinabè..                </p><div readability="94.365457498646">

                <p><em>Avec notre correspondant à Ouagadougou</em>, <strong>Yaya Boudani</strong>

Accueilli à sa descente d’avion par la patronne de la diplomatie burkinabè, Olivia Rouamba, Mahamadou Issoufou n’a pas perdu de temps. Dès son arrivée, c’est au pas de course que le médiateur pour le Burkina Faso a entamé ses consultations.

Il a eu un premier tête à tête avec le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo, le président de la transition. Des séances de travail étaient prévues avec plusieurs ministres dont ceux de la Défense, de la Sécurité et de l’Action humanitaire. L’ex-président nigérien a également eu des entretiens avec des partenaires techniques et financiers et les membres du corps diplomatique accrédités au Burkina Faso.

Pour cette visite, Mahamadou Issoufou était accompagné par une délégation de la Cédéao conduite par Jean Claude Kassi, le président de la Commission.

« Situation sécuritaire difficile »

Au cours des différents entretiens entre les autorités de la transition, les corps diplomatiques et la délégation de la Cédéao, ont été abordées les questions liées à la sécurité au retour à l’ordre constitutionnel normal, l’humanitaire et le développement. « Aujourd’hui 40 % du territoire sont hors du contrôle de l’État et les évènements très douloureux de Seytenga prouvent combien la situation sécuritaire demeure difficile », a souligné Mahamadou Issoufou.

Pour sortir de cette « crise multidimensionnelle », le Burkina Faso a besoin de tous ses amis et la Cédéao s’efforce de rester à ses cotés à travers cette médiation, a fait remarquer Mahamoudou Issoufou. Selon l’ex-président nigérien, le défi « sécuritaire, humanitaire, politique, socio-économique » et du retour à l’ordre constitutionnel normal sera relevé dans le cadre d’un chronogramme de transition acceptable de tous. Il encourage par ailleurs la Cédéao et le Burkina Faso, à faire preuve de « souplesse et de flexibilité ».

De son côté, le gouvernement du Burkina Faso marque sa disponibilité à accueillir le facilitateur chaque fois qu’il en exprimera le besoin dans le cadre de sa mission. Mahamadou Issoufou a salué le climat fraternel dans lequel se sont déroulés les entretiens. « Je pars avec la délégation de la Cédéao réconfortée de l’ouverture d’esprit, de l’ouverture au dialogue du chef de l’État », s’est-il réjoui.

Durée de la transition

C’était donc la première visite au Burkina de M. Issoufou en tant que médiateur de la Cédéao. Désigné le 4 juin dernier à l’issue du 6e sommet extraordinaire des chefs d’État et des dirigeants de la transition, il a pour mission d’obtenir entre les deux parties un accord sur la durée de la transition qui doit aboutir à des élections libres et transparentes pour un retour à l’ordre constitutionnel.

Les chefs d’États de l’organisation sous régionale et le gouvernement de la transition burkinabè sont d’ailleurs à couteaux tirés sur le sujet. La charte adoptée à la fin des assises nationales par les autorités a fixé à 3 ans la durée de la transition. Un délai justifié par la situation sécuritaire du pays, selon les autorités.

Cette décision est jugée comme pas « raisonnable » par la Cédéao. Une délégation d’experts de l’organisation s’est donc rendue sur place pour évaluer la situation sécuritaire et humanitaire, sur demande des autorités burkinabè.

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