Le président djiboutien a-t-il tenu des propos intimidants contre l’opposant TX?

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                À Djibouti, une conversation téléphonique diffusée par un média d'opposition basé en France fait polémique. Dans cet enregistrement diffusé jeudi 27 janvier, une voix présentée comme étant celle du président Ismaïl Omar Guelleh parlant avec le chef de la police djiboutienne tient des propos intimidants, et même menaçants, envers l'opposant Abdourahman Mohamed Guelleh, dit "TX", président du parti Radde et ancien maire de Djibouti.                </p><div readability="58.022727272727">

                <p>C'est une conversation d'à peine plus d'une minute au téléphone. Une voix présentée comme étant celle du président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh en interpelle une autre, apparemment celle de son chef de la police, le colonel Abdillahi Abdi Farah.

S’ensuit alors un échange laconique, au cours duquel sont tenus les propos suivants : « Dis à Abdourahman TX, : “si vous n’arrêtez pas de vous immiscer dans les affaires de mes enfants et de mes proches, je viendrai en personne vous mettre une balle dans la tête” », dit la voix du président. À quoi la voix du chef de la police répond : « Je m’en occupe immédiatement. S’il ne s’arrête pas, je lui dirai qu’il sera porté disparu. »

L’homme visé par ces menaces pense que cet enregistrement est authentique. Et il s’inquiète. « Je suis encore sous le choc du contenu de la conversation qui a fuité. J’ai vécu un licenciement abusif depuis mon engagement politique, j’ai connu la détention arbitraire dans la sinistre prison de Gabode, j’ai connu la confiscation de mes pièces d’identité dont mon passeport. Je crois que c’est la dernière cartouche dans l’arsenal répressif. Je crois que c’est un projet politique d’assassinat. Cette affaire, je la prends très au sérieux. »

L’enregistrement a été diffusé par Radio Boukao, une radio d’opposition enregistrée en France et diffusant des programmes hebdomadaires très critiques sur les réseaux sociaux. Du côté du pouvoir, personne n’a voulu commenter cette affaire auprès de RFI.

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