Le Soudan du Sud pose la première pierre du nouveau bâtiment des Archives nationales

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                A Juba, la première pierre de la construction d’un nouveau bâtiment pour les Archives nationales a été posée vendredi 8 juillet. Le projet avait été annoncé comme «cadeau» de la Norvège au pays lors de sa déclaration d’indépendance le 9 juillet 2011. Mais la guerre civile qui a éclaté en 2013 a stoppé la construction de ce bâtiment.                </p><div readability="75.338573834924">

                <p><em>Avec notre correspondante à Juba</em>, <strong>Florence Miettaux</strong>

Après des années d’interruption, il a fallu des mois pour que les Archives reprennent contrôle de leur terrain, qui avait été occupé illégalement. Cela a été possible grâce à la vice-présidente Rebecca Nyandeng de Mabior, la veuve du chef historique de la lutte de libération. Elle a donc participé à la cérémonie de lancement des travaux.

A deux pas du mausolée de John Garang, sur le vaste terrain où le bâtiment des Archives nationales du Soudan du Sud devrait voir le jour au plus tôt d’ici un an, une petite exposition de documents tirés de la collection a été installée pour l’occasion aux côtés des pelles et des casques de chantier.

Le projet est enfin relancé, à la grande joie de l’ambassadrice de la Norvège, Siv Kaspersen : « Je suis tellement ravie que cette cérémonie d’inauguration ait enfin lieu. Les archives nationales sont importantes pour unifier la nation, relier les gens à leur histoire et permettre d’apprendre de cette histoire. »

La vice-présidente Rebecca Nyandeng de Mabior est elle aussi convaincue de l’importance de relier les générations. « En me tenant ici aujourd’hui, je ne vois pas un champ vide. Je vois des écoliers marcher dans des couloirs guidés par leurs ancêtres et se sentir fiers de leur histoire. Nous devons continuer à nous unir et à défendre notre héritage, notre dignité et notre identité nationale. »

Selon Julius Banda, le directeur de l’Unesco au Soudan du Sud, les archives peuvent en effet aider le pays à se construire. « C’est important que les gens regardent leur propre histoire, leur propre identité et qu’ils les préservent, tout en avançant dans les négociations de paix et dans la construction de la nation. »

Une occasion de célébrer l’importance du travail des archivistes du Soudan du Sud, alors que le jeune pays célébrait son 11e anniversaire ce samedi 9 juillet.


Un bureau des registres avait été initié en 1972 pour préserver l’histoire du Sud Soudan. Douglas Johnson, un historien, avait alors ramené les archives de toutes les administrations provinciales de ce qui était à l’époque une région du Soudan. Mais il n’y avait pas d’endroit pour les conserver correctement. Ils les ont simplement empilés et laissés comme ça à Juba pendant toute la guerre civile qui a démarré en 1983 et s’est terminée en 2005. A partir de 2007, nous avons retrouvé ces documents et les avons stockés provisoirement dans une tente. Ensuite, le British Institute, basé à Nairobi, nous a formés à la gestion des archives physiques : comment les trier, les catégoriser et les cataloguer. Le Rift Valley Institute est aussi venu nous aider à numériser les documents. Nous avons vraiment lutté pour les préserver. Je suis particulièrement heureux aujourd’hui, car actuellement nous louons une maison qui n’est pas faite pour des Archives nationales. Quand nous aurons notre bâtiment, nous pourrons vraiment faire vivre nos archives.

Youssef Fulgensio Onyalla, directeur des Archives nationales du Soudan du Sud

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Une photo de juin 2012 montre des documents non classés appartenant aux Archives nationales dans un bâtiment du ministère de la culture à Juba (image d'illustration)
Une photo de juin 2012 montre des documents non classés appartenant aux Archives nationales dans un bâtiment du ministère de la culture à Juba (image d’illustration) AFP – GIULIO PETROCCO
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