L’Éthiopie se prépare à une guerre totale face aux avancées des forces rebelles du Tigré

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La guerre entre le gouvernement fédéral et les rebelles tigréens pourrait atteindre un point de bascule. Les forces du TPLF, alliées avec l’armée oromo disent avoir pris contrôle de Dressie et Kombolcha, deux villes stratégies dans le nord de la région Amhara. Si confirmée, cette avancée pourrait constituer une menace pour l’armée fédérale, déjà en difficulté, en rendraient possible une route des soldats tigréens vers la capitale Addis-Abeba.

Avec notre correspondant à Addis-Abeba, Noé Hochet-Bodin

Les forces tigréennes du TPLF assurent s’être emparées de Dessie et Kombolcha, deux grandes villes stratégiques à 400km au nord d’Addis Abeba. Ce que confirme une source humanitaire. Mais le gouvernement éthiopien le nie toujours. La situation reste incertaine aujourd’hui, la coupure des télécommunications ne permettant pas de vérifier les avancées militaires en temps réel.

Coté tigréen, le TPLF assure avoir fait la jonction avec les rebelles de l’armée de libération oromo (ALO), dans le nord de la région Amhara. Autant de déclarations également encore impossibles à vérifier, même si une source dans la région précise que l’OLA est bel et bien active au sud de Kombolcha.

S’il est confirmé, ce rapprochement pourrait encore fragiliser une armée fédérale qui recule déjà.

Car, depuis quatre mois maintenant, les miliciens et forces spéciales amharas se battent contre les rebelles tigréens du TPLF dans le nord de la région. Mais l’avancée des soldats tigréens dans les villes de Dessie et ce week-end a poussé les autorités amharas à intensifier leur action.

Localisation de Kombolcha, en Éthiopie.

Localisation de Kombolcha, en Éthiopie. © RFI

En région Amhara, la deuxième province la plus peuplée d’Éthiopie, les autorités se préparaient déjà à la guerre totale, notamment en déclarant l’état d’urgence dimanche 31 octobre. Tous les budgets régionaux, les armes et les véhicules pourront être réquisitionnés pour l’effort de guerre.

« L’obligation de mourir pour l’Éthiopie nous appartient à tous »

Le même soir, le Premier ministre Abiy Ahmed a pris la parole, en promettant de continuer le combat, coûte que coûte. Il a alors appelé une nouvelle fois le peuple éthiopien à abandonner ses activités quotidiennes pour venir se joindre à l’effort de guerre. « L’obligation de mourir pour l’Éthiopie nous appartient à tous », a-t-il déclaré.

En effet, les rebelles tigréens pourraient décider de continuer leur route vers Addis-Abeba, à 400 km plus au sud. Cela avec l’appui non confirmé de l’OLA, qui déclare contrôler au moins deux villes de la région.

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