L’hydrogène vert: un secteur porteur pour l’Afrique ?

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                La production d’hydrogène vert n’en est qu’à ses débuts. Elle représente moins d'1% de la production mondiale d’hydrogène. Cependant, ce secteur est porteur et de nombreux pays du continent africain se tournent vers lui comme l’Égypte, le Maroc ou l’Algérie. Les travaux d’un grand projet en Namibie devraient même débuter l’année à venir.                </p><div readability="82.16488153197">

                <p>La Namibie en est convaincue. L’hydrogène vert est un secteur d’avenir pour le continent africain. « <em>Pour la Namibie, compte tenu nos caractéristiques uniques, nous pensons que cette opportunité pourrait représenter un grand avenir, explique </em>James Mnyupe est le conseiller économique du président namibien et commissaire à l’hydrogène<em>. Bien sûr, si vous êtes un pays enclavé et que vous n’avez pas de ressources solaires et éoliennes en quantité importante, c’est peut-être un peu compliqué. Les carburants synthétiques verts fabriqués à partir d'énergies renouvelables pourraient représenter un très bel avenir pour l'Afrique.</em> »

Et c’est bien pourquoi l’entreprise Hyphen Hydrogen Energy a décidé de se lancer dans un projet hors norme en Namibie. « La Namibie va devenir le pays le plus riche par habitant en Afrique, pense sondirecteur général, Marco Raffinetti. Le pays est unique, si petit mais avec des ressources tellement énormes. Et la proportion de nos investissements une fois notre projet totalement développé, comparé à l’économie namibienne représente à peu près son PIB. Et ceci avec notre seul projet. »

Équation économique 

Sur le papier, beaucoup de points positifs : un coût moins élevé que l’hydrogène dit « gris », ainsi qu’un vecteur d’investissements et d’attraction de capitaux étrangers.

Maxime Sagot est le responsable des relations institutionnelles de France hydrogène. Si le secteur est prometteur, quelques aspects techniques doivent encore être précisés : « Encore faut-il, une fois qu’il est produit, être capable de le transporter jusqu’à l’Europe. Cela nécessite tout de même la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement conséquente, encore onéreuse, remarque Maxime Sagot. Il faut transporter cet hydrogène dans des tankers sous forme d’hydrogène liquide. Ce qui fait que l’équation économique sera très importante, cruciale, dans ces grands schémas qui sont aujourd’hui en train de s’élaborer entre des pays européens et des pays comme la Namibie. »

Bilan carbone

« Sur le bilan carbone effectivement dans un premier temps, ces tankers fonctionneront au fuel comme tout le reste du commerce international par voie maritime néanmoins, estime Maxime Sagot. Si on regarde le bilan carbone, les gains finalement obtenus en terme de réduction des émissions grâce à cet hydrogène qui sera utilisé en Europe dans l’industrie pour décarbonner des processus industriels dans le raffinage, dans la chimie, dans la fabrication d’acier, ce gain espéré est largement supérieur aux émissions lors de la phase d’acheminement. »

Quand certains pays d’Europe voient la production d’hydrogène vert en Afrique comme un moyen de décarbonner leur industrie, la France y voit, elle, des marchés à conquérir.

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