Libye: Washington fait pression sur le gouvernement pour qu’il paie les salaires de l’ANL

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C’est une affaire qui a failli menacer l’accord de paix signé il y a près d’un an à Genève. L’est libyen protestait contre le refus du gouvernement dirigé par Abdel Hamid Dbeibah de payer les salaires de l’Armée nationale libyenne dirigée par Khalifa Haftar et basée à l’est. Pourtant, ce gouvernement a continué à payer les salaires des forces suppléantes, c’est-à-dire les milices de Tripoli et de l’ouest libyen. Il a fallu la pression des États-Unis pour que les choses rentrent dans l’ordre et que la tension baisse.

Selon nos sources, c’est Richard Norland, l’envoyé spécial américain en Libye, qui a exhorté Abdel Hamid Dbeibah à payer les salaires des forces armées de l’est libyen par crainte de voir l’accord de paix de Genève exploser en plein vol à moins de trois mois des élections.

Les salaires de ces forces avaient toujours été réglés par le gouvernement même durant la guerre de Tripoli où deux pouvoirs se partageaient la Libye. D’ailleurs, selon certaines sources, le Parlement aurait refusé de voter le budget réclamé par le gouvernement Dbeibah faute d’y avoir intégré un budget spécial alloué aux forces de l’est libyen.

Selon l’accord politique de Genève, le gouvernement unifié devrait régler les salaires de tous les militaires du pays jusqu’à la réunification de l’armée et l’intégration des milices dans les forces régulières.

Une réunification qui s’avère très complexe et qui stagne depuis des années. Il n’existe d’ailleurs pas de poste de ministre de la Défense au sein du gouvernement Dbeibah.

Suite à cette nouvelle crise, des voix s’étaient élevées à Benghazi, appelant à réoccuper les terminaux pétroliers situés dans les zones d’influence du maréchal Haftar.

D’autres au gouvernement d’union nationale ont accusé le Premier ministre de prendre des décisions unilatérales sans revenir vers eux. L’un de deux vice-présidents du gouvernement a également menacé de démissionner.

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