L’océan s’expose à l’Institut français de Dakar

l’océan s’expose à l’institut français de dakar 632676c452587.jpeg
l’océan s’expose à l’institut français de dakar 632676c452587.jpeg

Publié le :

                Au Sénégal, le bateau-laboratoire Tara fait ses dernières recherches sur le fleuve Casamance au sud du pays jusqu’au 19 septembre, avant de rentrer le 15 octobre en France. Mais à Dakar, la sensibilisation sur le rôle de l’océan et la nécessité de sa protection continue, notamment avec l’exposition artistique <em>Corps noirs, absorption et rayonnement</em> à l’Institut français, qui restera accrochée jusqu’à janvier prochain.                </p><div readability="82.666544923302">

                <p><em>De notre correspondante à Dakar, </em>

Dans une pièce sombre, l’océan ondule sur le mur tandis que sont diffusées des « méditations sonores ». Une création de l’artiste Antoine Bertin qui a navigué à bord du voilier-laboratoire Tara au large de l’Argentine. Il s’intéresse à la collaboration entre la science et l’art : « Je pense typiquement que l’art peut vraiment aider à rendre la science plus vécue. Moi, c’est ce que j’aime dans la musique, dans le sens de pouvoir faire l’expérience de sujets abstraits ou de sujets scientifiques fascinants, mais d’une manière physique. »

En plus d’enregistrer des sons sous l’eau ou dans les laboratoires à bord, Antoine Bertin a traduit les données scientifiques en musique : « La rosette, donc, c’est un objet avec des tubes qui va descendre profondément dans l’océan, prélever de l’eau à différentes profondeurs, et donc moi après je prends ces données. Plus on est profond, plus vous avez une note qui va devenir grave. La hauteur d’une note de musique va être complètement proportionnelle à la profondeur de cet outil. »

Le reste de l’exposition se trouve sur les murs extérieurs de l’Institut français. Photographies, dessins, lithographies… une dizaine d’artistes sont exposés dont Aurore de la Morinerie. Ses dessins, assez sombres, qui représentent des mouvements de vagues et de planctons tout au fond de l’océan, sont inspirés d’observations au microscope lors de son passage sur la goélette : « Quand j’ai vu toutes ces formes, j’ai trouvé que c’était un territoire si extraordinaire et si varié de formes, que dessiner et faire des monotypes sur ce sujet avec toute une gamme de bleus, donc, dans les grandes profondeurs jusqu’à la surface, j’ai trouvé ça fascinant. C’est une porte qui me permet de travailler l’abstraction et d’interpréter finalement un monde un peu souterrain, un peu invisible. »

Au fil de l’exposition, les œuvres d’abord aux tons bleus et froids des abysses deviennent de plus en plus lumineuses et colorées, explique Ken Aïcha Sy, la commissaire : « C’était aussi un moyen de sensibiliser un peu tous les publics pour rendre finalement plus accessible une démarche scientifique. On est dans une situation critique de pollution de l’eau, de pollution des océans, c’est une façon aussi de tirer la sonnette d’alarme. Et on a besoin de l’océan aussi pour se nourrir, mais aussi pour l’oxygène. »

L’exposition restera accrochée six mois, jusqu’au 30 janvier prochain.

            </div>
Total
10
Shares
Related Posts
%d blogueurs aiment cette page :