L’Ouganda va-t-il quitter l’Organisation internationale du café ?

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                Le pays pourrait quitter l'Organisation internationale du café qui rassemble États producteurs et consommateurs. Un désamour déjà exprimé par d'autres nations qui attendent plus de l'OIC.                </p><div readability="74.265306122449">

                <p>L'Ouganda ne trouve plus son compte dans l'Organisation internationale du café et le fait savoir. Le pays qui propose les arabicas les moins chers du monde, critique le fonctionnement de l'instance et regrette que les cotisations qui se montent à plusieurs milliers d'euros servent plus au fonctionnement du secrétariat qu'à des programmes de soutien à la filière. 

Pour l’heure, Kampala n’a cependant pas encore pris de décision officielle, apparemment pour cause de tiraillement interne sur le sujet. L’organisation internationale du café espère donc encore pouvoir garder dans son giron le premier exportateur africain et deuxième producteur derrière l’Éthiopie. Car le risque, c’est qu’un retrait de l’Ouganda entraîne dans son sillage d’autres pays du continent, et compromette les finances et l’image de l’OIC, confie un des responsables de l’instance internationale.

► À écouter : Les arabicas éthiopiens à la conquête du monde

Le Guatemala et les États-Unis ont déjà quitté l’OIC

Ce n’est pas la première fois que l’organisation est montrée du doigt, que ce soit pour des problèmes de gouvernance ou pour son incapacité à protéger les intérêts des producteurs.

Le Guatemala et les États-Unis ont déjà quitté le navire. Le Vietnam, deuxième producteur mondial, après le Brésil, ferraille aujourd’hui, lui aussi, avec l’organisation à propos de sa contribution financière qu’il juge trop élevée.

Mais la question qui revient régulièrement sur la table est celle de la régulation des prix du café. Or il n’y a plus de système de quota d’exportation depuis longtemps, le marché est libre. Et il est peu probable que cela change. L’organisation est certes une plateforme de discussion, mais elle regroupe aussi bien des pays consommateurs, des pays producteurs et le secteur privé, avec des intérêts parfois très divergents.

L’accord international du café en discussion

C’est sous la houlette de l’OIC que se rediscute en ce moment l’accord international sur le café qui date de 2007. S’il ne protège pas plus les prix du café, le nouveau texte (qui devrait être soumis au vote en avril prochain) pourrait en revanche accorder une part plus grande à la question de l’amélioration des revenus des producteurs.

Á lire aussi : L’arabica au plus haut depuis quatre ans

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