Mali: la France rappelle tous ses coopérants présents dans l’administration

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                Au même moment où Paris annonçait le 17 février, le retrait de ses troupes du Mali, avec une réarticulation de sa force militaire Barkhane, et de la Force européenne « Takuba », il avait été décidé de geler la coopération civile française au Mali, avec notamment le retrait des coopérants français présents dans les rouages de l’administration. Ils vont s’apprêter à quitter le Mali.                 </p><div readability="57.901639344262">

                <p><em>Avec notre correspondant à Bamako,</em> <strong>Serge Daniel</strong>

Quelques dizaines de coopérants français qui travaillent au Mali dans des ministères dont par exemple celui de la sécurité ou encore dans des sociétés d’État, sont concernés par la mesure. Leurs expertises étaient plutôt appréciées. Ils retourneront bientôt dans leurs pays jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision est une autre conséquence de la dégradation des relations entre la France et le Mali. Ce gel de la coopération technique est doublé d’un gel du financement français de plusieurs projets via des structures de l’État malien. De source proche du dossier, on explique que l’objectif est de s’assurer « que l’argent destiné à un projet ne prenne pas une autre direction ». Mais les mêmes sources soulignent que malgré la crise entre les deux pays, toutes les vannes de la coopération franco-malienne ne seront pas fermées.

Les coopérants de l’Union européenne restent

Par exemple, explique un expert, en compensation, pour l’aide civil, Paris passera par les ONG crédibles sur le terrain, ou par des aides directes aux populations. Ce sera le cas d’un projet d’aide destinée à des milliers de personnes en situation d’insécurité alimentaire. Les autorités maliennes seront tenues informées au cas par cas, ajoute notre interlocuteur. Mais si les experts français qui sont payés exclusivement de leur pays s’en vont, ceux qui travaillent au nom de l’Union européenne ne sont pas concernés par la décision. Ils restent sur le terrain.

►À lire aussi : Au Mali, les groupes armés signataires prêts à « combler le vide » laissé par Barkhane

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