Mali: nouveau report du procès de l’opposant Oumar Mariko

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                L'opposant malien Oumar Mariko devait être jugé ce mercredi 31 aout, mais l’audience prévue ce matin au Tribunal de grande instance de la Commune 4 de Bamako a été renvoyée. Le président du parti Sadi est poursuivi, avec deux co-accusés, pour des injures proférées à l'encontre du Premier ministre de transition, Choguel Maïga, qui est toujours au repos après avoir eu un malaise il y a deux semaines. Les injures reprochées à Oumar Mariko ont été tenues dans un message privé, par la suite diffusé sur les réseaux sociaux.                </p><div readability="66.021702838063">

                <p>De source judiciaire, le procès d'Oumar Mariko a été renvoyé au 28 décembre prochain, pour comparution, à la demande de son avocat. Même démarche pour l'un de ses co-accusés, l'activiste Bouba Fané, de son vrai nom Boubacar Soumaoro.

Oumar Mariko est accusé depuis décembre dernier d’avoir injurié le Premier ministre de transition Choguel Maïga dans un message privé WhatsApp. Bouba Fané est accusé d’avoir violé le secret de cette communication.

Les deux hommes sont actuellement en exil à l’étranger. « Au pénal, les avocats ne peuvent pas représenter leurs clients, explique l’un des conseils d’Oumar Mariko, or la demande en nullité pour obtenir l’annulation des poursuites- ne peut se faire que lorsque les débats sont ouverts. »

Critiques sur l’armée malienne

Cette demande de renvoi est donc présentée comme l’unique stratégie possible, même si ni Oumar Mariko, ni Bouba Fané ne comptent se présenter devant le juge.

Les deux hommes estiment être victimes d’un procès politique et craignent par ailleurs d’être menacés physiquement au Mali.

Oumar Mariko a fui le pays il y a près de cinq mois. Des gendarmes avaient fait irruption chez lui en avril dernier, avec brutalité selon son entourage, pour lui remettre une convocation liée à d’autres déclarations : le président du Sadi avait osé critiquer l’armée malienne, visée par des allégations d’exactions. 

Un troisième co-accusé, le journaliste Bakary Camara, est poursuivi pour avoir diffusé le message sur les réseaux sociaux. Lui se trouve actuellement à Bamako.

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