Meurtre de George Floyd: même reconnu coupable, Derek Chauvin pourrait toucher plus d’un million de dollars de retraite

Il est devenu l’ennemi public numéro 1 aux États-Unis. Le 25 mai dernier, George Floyd, un Afro-américain de 46 ans, était tué dans les rues de Minneapolis lors d’un contrôle policier. Derek Chauvin, l’un des quatre officiers présents sur place, est aujourd’hui accusé de meurtre au deuxième degré pour avoir, pendant près de neuf minutes, laissé son genou sur la nuque de la victime, l’empêchant de respirer et provoquant sa mort par asphyxie.

Policier depuis 2001

Pour autant, malgré ces accusations et l’incarcération qui s’en est suivie, et même s’il venait à être condamné pour ce meurtre, l’homme de 44 ans, qui risque une lourde peine de prison, pourrait toucher, à partir de ses 50 ans, une retraite en partie financée par le contribuable américain. 

En réalité, comme l’explique CNN, cette pension est due aux particularités des contrats de travail au Minnesota, qui ne reconnaît pas la confiscation des pensions lorsqu’un employé est reconnu coupable d’un crime lié à son travail. De fait, officier de police de 2001 jusqu’à il y a encore quelques jours, Chauvin est garanti d’une rente mensuelle. 

Jusqu’à 1,5 million de dollars

Contactée par le média américain, l’administration américaine a confirmé le versement, sans toutefois en souligner le montant. Mais, en s’appuyant sur son contrat de travail et ses années de service, et si Chauvin choisissait de bénéficier de cette rente à partir de ses 55 ans, alors ce dernier serait éligible à un versement de 50.000 dollars annuels (environ 44.500 euros).

En prenant un âge moyen de 80 ans et une indexation de l’augmentation du coût de la vie, il pourrait au final toucher jusqu’à 1,5 million de dollars (un peu plus de 1.337.000 d’euros). Comme le signale encore le média américain, outre-Atlantique, ces pensions publiques sont payées à moitié par les États, et donc par les citoyens, et de l’autre par les cotisations des employés. 

“Ni notre conseil d’administration, ni notre personnel, n’ont le pouvoir discrétionnaire d’augmenter, de diminuer, de refuser ou de révoquer des avantages. […] Toute modification de la loi actuelle devrait être effectuée par le biais du processus législatif”, conclut un porte-parole de l’administration. 

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