Mozambique : Ramaphosa salue le bilan de la mission de la SADC au Cabo Delgado

mozambique : ramaphosa salue le bilan de la mission de la sadc au cabo delgado 61df83418cd1c.jpeg
mozambique : ramaphosa salue le bilan de la mission de la sadc au cabo delgado 61df83418cd1c.jpeg

Publié le :

                Les pays d'Afrique australe poursuivent leur intervention militaire conjointe au Mozambique. Réunis en sommet extraordinaire au Malawi, les pays de la SADC ont prolongé le mandat de la Samim sans préciser sa nouvelle durée, ni les moyens alloués. Si le président sud-africain Cyril Ramaphosa estime que la situation s'améliore au Cabo Delgado, pour les observateurs, les troupes ne sont pas suffisantes et il est beaucoup trop tôt pour crier victoire.                </p><div readability="70.719512195122">

                <p><em>Avec notre correspondant à Johannesburg</em>, <strong>Romain Chanson</strong>

La Communauté de développement d’Afrique australe était d’abord intervenue en juillet 2021 pour aider le Mozambique à combattre l’insurrection jihadiste dans la province du Cabo Delgado, tout au nord du pays. Plusieurs pays de la région fournissent des troupes : l’Afrique du Sud en tête.

« Des progrès significatifs ont été réalisés », a déclaré le président sud-africain Cyril Ramaphosa. En effet, des villes ont été libérées (Mocímboa da Praia, Palma) des axes routiers débloqués et la zone du projet gazier du groupe français Total sécurisée à Afungi. Mais les insurgés se sont disséminés en petites cellules, désordonnées et plus difficiles à appréhender.

La menace ne faiblit pas, analyse Jasmine Opperman du réseau de surveillance des conflits ACLED. « Il faut se débarrasser au plus vite d’un discours victorieux. Pour revendiquer la sécurisation d’une zone, il ne faut pas se fier uniquement aux nombres d’attaques, il faut s’assurer du retour d’un certain niveau de stabilité. »

Il faut plus de bottes sur le terrain, estime Jasmine Opperman. Les forces combattantes de la SADC sont insuffisantes, elles s’élèvent entre 300 et 400 selon Darren Olivier, directeur de l’African Defence Review.

« Les forces en présence sont peu nombreuses et c’est l’un des principaux problèmes. De même, elles sont sévèrement sous équipées avec trop peu d’hélicoptères. Tout cela coûte de l’argent et il semblerait que tant que ce sont les pays impliqués qui financent l’intervention à eux seuls, il n’y ait pas d’espoir d’obtenir de meilleurs équipements et des troupes plus importantes. »

De son côté, le Rwanda a déployé 2 000 soldats au Mozambique, en accord direct avec Maputo, et pour une durée indéterminée.

            </div>
Total
4
Shares
Related Posts
%d blogueurs aiment cette page :