Noix de cajou: énorme ralentissement de l’industrie de transformation en Asie

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                Les transformateurs indiens et vietnamiens de noix de cajou brutes ont trop de stock et n’achètent plus. Une très mauvaise nouvelle pour les producteurs d'Afrique de l'Est qui commencent leur récolte.                 </p><div readability="76.308943089431">

                <p>Les prochains mois s’annoncent difficiles pour les producteurs malgaches qui ont entamé leur récolte, et ceux de Tanzanie et du Mozambique qui commenceront en octobre. L'essentiel de leur production part à l'export, or, les deux principaux transformateurs que sont le Vietnam et l'Inde ont considérablement ralenti leurs importations de noix brutes ces derniers mois et rares sont les nouveaux contrats d’achat signés aujourd’hui. 

Sur les sept premiers mois, le Vietnam a importé 40 % de noix brutes en moins. Une situation qui s’explique par le fait qu’actuellement le prix de la noix décortiquée est trop bas sur le marché mondial. Pour les usines vietnamiennes, la transformation n’est plus rentable et un tiers de ces usines auraient fermé leur porte, certaines depuis cinq à six mois. Des débrayages aussi prolongés à cette période de l’année, c’est du jamais vu, confie Pierre Ricau, analyste en chef du service d’informations sur les marchés agricoles N’kalô.

La fermeture des usines de transformation n’a pas fait remonter les prix

Le plus étonnant, c’est que malgré ces fermetures qui durent, les prix ne remontent pas. L’explication est double : la demande mondiale, occidentale et chinoise, connait un fort ralentissement et l’offre n’a pas diminué, car les Vietnamiens ont manifestement fait tellement de stock l’année dernière qu’ils continuent de mettre des amandes de cajou sur le marché.

Cette situation de sur-offre pèse sur les pays producteurs africains. Le dernier quart de la production ouest-africaine n’a toujours pas trouvé preneur. Il reste notamment d’importants stocks, notamment en Guinée-Bissau, au Burkina Faso et en Guinée dans la région de Boké.

L’Afrique de l’Est transforme trop peu localement

La récolte des pays d’Afrique de l’Est, qui ne fait que commencer, va venir rajouter du volume à l’offre déjà pléthorique. « La campagne est-Africaine s’annonce donc très difficile », pour ne pas dire catastrophique selon un de nos interlocuteurs, avec des prix qui pourraient rester très bas encore plusieurs semaines. La transformation locale pourrait être, en théorie, une voie de sortie pour les noix brutes nouvellement récoltées, mais elle n’est pas assez développée et même en baisse au Mozambique et en Tanzanie, les deux principaux fournisseurs de cajou en Afrique de l’Est.

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