Ouganda: le défi du contrôle de la frontière [6/6]

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                En Ouganda, la sécurisation de la frontière voisine avec les provinces congolaises de l’Ituri et du Nord-Kivu, zone d’activité du groupe rebelle des ADF, représente un défi de taille pour les forces de l’ordre. Principale difficulté : empêcher le passage des rebelles et de leurs collaborateurs d’un pays à l’autre. Reportage au poste-frontière de Rwamabale.                </p><div readability="81.096338428724">

                <p>Un seul bateau traverse la rivière Semliki qui marque la frontière entre la RDC et l’Ouganda. Installés près du point de débarquement, les militaires ougandais vérifient les affaires de tous les passagers avant de les laisser monter. Direction la province congolaise voisine de l’Ituri.

« Nous avons un système de sécurité en place et l’armée fouille minutieusement les arrivants avant que je les enregistre, explique Norman Tohakile, officier de l’immigration. Les rebelles se déplacent avec les communautés, alors l’armée doit faire ce travail de filtrage et de vérification. Et on essaie de les attraper parmi les Congolais qui s’enfuient. »

Les officiers des différents postes-frontières de la région échangent pour s’alerter de tout mouvement massif de population. Les arrivants sont questionnés par les forces de sécurité, mais malgré les précautions, des membres de groupes armés parviennent à traverser parmi les réfugiés.

« Il y a des cas dans le centre de transit des réfugiés, affirme Robert Tibakunirwa, à la tête du district de Bundibugyo, frontalier avec la RDC. Par exemple, six personnes ont été arrêtées, car identifiées comme des membres du groupe des ADF deux mois plus tôt. Et ils ont été envoyés en réhabilitation. Ça arrive de temps en temps. Nous allons avoir une ou deux personnes arrêtées tous les mois ou tous les deux mois. Et ils ne sont évidemment pas envoyées dans les camps permanents pour les réfugiés, mais sont livrés à l’armée ».

La sécurité a été renforcée dans la région depuis les attentats à la bombe de novembre dernier à Kampala, attribués par les autorités au groupe rebelle des ADF. Mais le commandant Peter Mugisa, porte-parole de l’opération ougandaise en RDC le reconnaît : les efforts mis en place n’empêchent pas les traversées illégales.

« Nous avons essayé de déployer assez de forces pour mettre en difficulté ceux qui traversent, affirme-t-il. Mais ça ne veut pas dire que la frontière est maintenant complètement hermétique. C’est pour cette raison que nous appelons la population à nous soutenir. Car, quand nous avons pris le camp ADF Kambi Ya Yua, nous avons trouvé des numéros de téléphone, pour certains Ougandais, et plus précisément du district frontalier de Bundibugyo. Les Ougandais qui ont ensuite été arrêtés sont pourtant bien intégrés dans la société. »

Depuis novembre dernier, les forces de sécurité ougandaises ont arrêté plus d’une centaine de personnes suspectées de collaborer avec le groupe des ADF.

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