Paris et Alger signent un «nouveau partenariat privilégié»

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                Les présidents algérien Abdelmadjid Tebboune et français Emmanuel Macron ont scellé ce samedi la réconciliation entre leurs deux pays en signant une déclaration qui « <em>renouvelle leur engagement à inscrire leurs relations dans une dynamique de progression irréversible</em> ».                </p><div readability="110.6677756654">

                <p>« <em>Excellente et réussie</em> ». Abdelmadjid Tebboune n'a pas tari d'éloges sur la <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220824-emmanuel-macron-en-algérie-pour-une-visite-qui-se-veut-tournée-vers-l-avenir" target="_self" rel="noopener">visite de son homologue Emmanuel Macron en Algérie</a></strong>. Elle « <em>a permis un rapprochement qui n'aurait pas été possible sans la personnalité même du président Macron</em> », a salué le chef d’État algérien, qui s’est exprimé en français. Selon lui, les deux pays vont « <em>agir ensemble dans beaucoup de domaines en dehors de l'Algérie et la France</em> ». « <em>Ce rapprochement va nous permettre d'aller très, très loin</em> », a-t-il assuré.

Abdelmadjid Tebboune a mentionné la réunion de très haut niveau qui a rassemblé à Alger vendredi les présidents et les services de sécurité des deux côtés, y compris l’armée, « pour la première fois depuis l’indépendance » de l’Algérie en 1962, annonçant des actions communes « dans l’intérêt de notre environnement géopolitique ».

« Une exigence »

Pour « rehausser leurs concertations politiques », Paris et Alger vont instaurer un « Haut conseil de coopération » au niveau des chefs d’État, afin « d’approfondir dans un esprit de confiance et respect mutuels, des réponses adaptées aux questions bilatérales, régionales et internationales », prévoit la Déclaration d’Alger.

Selon la déclaration, ce « nouveau partenariat privilégié » est « devenu une exigence dictée par la montée des incertitudes et l’exacerbation des tensions régionales et internationales ». « Il fournit un cadre pour concevoir une vision commune et une démarche étroitement concertée pour faire face aux nouveaux défis globaux (crises globales et régionales, changement climatique, préservation de la biodiversité, révolution numérique, santé…) », dit la Déclaration.

Le partenariat portera sur la consolidation de la coopération économique, culturelle et scientifique. Une manière de dépasser aussi les blocages constatés ces derniers mois pour certaines entreprises françaises en Algérie. 

Et pour la première fois, des hauts responsables des deux pays se sont réunis, en présence des deux présidents, pour discuter sur des questions sécuritaires et militaires relatives, entre autres, à la situation au Sahel, au Mali et en Libye. 

La Déclaration d’Alger va permettre de faire en sorte que « l’intimité se renforce en ayant un dialogue permanent sur tous les sujets. Y compris les sujets qui nous empêchaient d’aller de l’avant, car ils revenaient sans cesse, la mémoire par exemple », a assuré de son côté Emmanuel Macron. La question mémorielle autour de la colonisation française (1830-1962) avait provoqué une grave brouille entre les deux pays à l’automne dernier. La commission mixte d’historiens décidée pendant la visite de la délégation française pour aplanir les dissensions et affronter « avec courage » le passé, selon les mots d’Emmanuel Macron, « pourrait être installée dans les 15 à 20 jours qui suivent », a annoncé Abdelmadjid Tebboune.

Signe de ce réchauffement entre les deux pays, ont noté les observateurs, le président algérien a raccompagné son homologue français à son avion, avec les honneurs militaires.

(Avec AFP)


Bain de foule à Oran pour Emmanuel Macron

Avant de retourner à Alger pour signer la déclaration commune avec Abdelmajid Tebboune, le président français, s’est rendu à Oran, la deuxième ville du pays, une étape qui n’était pas prévue au départ. Objectif : montrer qu’il veut aussi s’adresser à la population.

Avec notre envoyée spéciale à Oran, Valérie Gas


Quelques minutes intenses avec les services de sécurité algérien et français, pris de court, et une véritable cohue […] Des cris hostiles et des acclamations, pas facile de savoir ce qui dominait, et après des Algériens partagés […] Dans l’entourage du président, on explique qu’il voulait sentir la population.

Emmanuel Macron a fait arrêter la voiture, en est descendu et s’est jeté au milieu des gens

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