Pollution plastique: «La situation au Kenya est critique», selon Hamisa Zaja

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                Au Kenya, malgré une loi en 2017 interdisant les sacs plastiques, le pays peine toujours à réduire ses déchets. Alors que Nairobi accueille en ce moment l'assemblée pour l'environnement... justement pour tenter de trouver un traité international pour encadrer la pollution du plastique. Hamisa Zaja, secrétaire générale du parti United Green Movement (Mouvement uni des Verts), appelle à l'action.                </p><div readability="79.374368231047">

                <p><strong>Comment est la situation au Kenya concernant la pollution plastique ?</strong>

Je pense qu’il est grand temps que nous ayons des législations qui luttent vraiment contre la pollution plastique, car la situation au Kenya est critique. Quand vous allez à la plage, il n’y a quasiment plus de poisson dans l’océan. Ceux qui sont là, ont ingéré des bouteilles plastiques, des seringues en plastique, des chaussures en plastique, par milliers. Les plages sont sales et les déchets flottent sur la surface de l’eau. Ces déchets viennent des profondeurs de l’océan. Beaucoup de nos hôtels en bord de mer contribuent au problème, car ils utilisent du plastique.

Le Kenya avait pourtant interdit les sacs plastiques, pourquoi ça n’a pas marché ?

Nous avons vraiment essayé de bannir les sacs plastiques, en proposant à la place des sacs plastiques biodégradables. Mais on a toujours gardé des bouteilles en plastique, des outils en plastique. À chaque fois qu’on va à une fête : on nous propose des assiettes en plastique, des gobelets en plastique. La plupart sont jetés dans les collectes de déchets ou les centres d’ordure où ils s’entassent. Et ils sont nocifs, très nocifs.

Quel est l’impact de cette pollution ?

Je suis originaire d’une ville asiatique au Kenya appelée Mombasa. Dans cette ville, la pêche est la principale source de revenu. À l’époque, elle comptait pour 100% de notre activité, aujourd’hui la production a baissé à 25% en raison de la pollution plastique.

Nous voyons aussi l’apparition des maladies comme la dengue et le chikungunya. Ce sont les tresses et cheveux en plastique qui provoquent ça. Vu qu’il n’y a pas d’endroit pour les recycler ils finissent dans les canalisations. Dès qu’il y a la pluie, il y a des inondations, ce qui favorise la propagation de ces maladies. Tout cela se développe à cause des déchets plastiques.

Quelle riposte pouvez-vous faire ?

Une fois par mois, la communauté et les écoles organisent des opérations de nettoyage sur les plages. Nous essayons ensuite de recycler les déchets plastiques trouvés. Nous avons même construit un orphelinat en utilisant des bouteilles en plastique. Nous les remplissons de sable et les disposons comme un mur. Puis nous ajoutons du ciment et voilà comment nous avons pu construire notre orphelinat. Nous essayons de montrer qu’il existe d’autres façons d’utiliser les déchets plastiques.

►À lire aussi : Les contours d’un futur traité international contre la pollution plastique se dessinent

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