Pour combattre l’inflation, les Kényans retournent au potager

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                Les opposants de William Ruto, déclaré vainqueur de la présidentielle, ont jusqu’au lundi 22 août pour déposer leurs recours. Le vainqueur proclamé s’était positionné comme le défenseur du « <em>petit peuple</em> », promettant emplois et baisse du coût de la vie. La population kényane fait face à un fort chômage et à une inflation grandissante. À Kisumu, ville de l’ouest du Kenya, la hausse des prix a même poussé certains à faire leur propre potager.                </p><div readability="65.787193066923">

                <p><em>Avec notre envoyée spéciale à Kisumu,</em> <strong>Albane Thirouard</strong>

Peter Moth exploite chaque mètre carré de terre de son jardin dans le bidonville de Nyalenda à Kisumu : « Je fais pousser des ignames, du nyébé, et des potirons. Je les achetais presque tous les jours mais je me suis dit que cet argent pouvait servir à autre chose. »

Peter est au chômage. Ce potager lui permet de subvenir aux besoins de sa famille et même de vendre quelques légumes. Soit une solution salutaire pour ce père de trois enfants : « La situation économique est très difficile, tous les prix ont augmenté, le maïs qu’on utilise pour la farine, le sucre… C’est pour ça que je me suis lancé dans le jardinage. C’est un petit espace mais au moins ça me permet de réduire mon budget de légumes. »

Au départ pour l’aspect environnemental, Rahmina Paulette a elle aussi poussé sa famille à cultiver ses légumes. Et encourage son quartier à faire de même : « Nos voisins des deux côtés ont aussi leur jardin maintenant. Cultiver ses légumes coûte moins cher que de les acheter. Avec cette crise économique, ça permet à beaucoup de familles, surtout dans les bidonvilles, d’avoir accès à manger. »

Difficultés économiques comme le principal point négatif d’Uhuru Kenyatta

Le coût de la vie était une préoccupation de taille pour les kényans pendant la campagne. Selon un sondage de l’institut Tifa, réalisé peu avant le scrutin, 42 % des interrogés citaient leurs difficultés économiques comme point négatif majeur du bilan du président sortant, Uhuru Kenyatta. Lequel était le principal soutien de Raila Odinga.

Raila Odinga qui a par ailleurs rappelé lors d’une discussion avec des leaders religieux samedi, son intention de contester les résultats devant la justice, tout en appelant à maintenir la paix.  

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