Présidentielle en Libye: la possible candidature du Premier ministre Dbeibah fait débat

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Dès son retour de Turquie ce lundi 8 novembre, le Premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibah a menacé de saisir la justice contre la loi électorale et a prévenu Imad al-Sayeh, le président de la Haute commission électorale (HNEC) qui venait d’annoncer l’ouverture des dépôts de candidatures. Selon des sources gouvernementales, il s’oppose à l’article 12 de la loi électorale pour la présidentielle, qui impose à tout candidat fonctionnaire ou militaire de quitter son poste au pouvoir trois mois avant la date des élections. Certains l’accusent de vouloir se présenter.

Selon plusieurs experts, une candidature du Premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibah à la présidentielle du 25 décembre serait illégale. D’abord parce qu’il s’est engagé à Genève, lors de l’accord politique, à ne pas se présenter aux élections. Son gouvernement de transition est chargé, au contraire, de conduire a bien cette échéance qui devrait mettre fin à dix ans de chaos. 

Ensuite, parce que la loi électoral dans son article 12 oblige tout candidat occupant un poste de haut fonctionnaire de l’État ou de l’armée à démissionner trois mois avant la date des élections. 

Le fait que le Premier ministre libyen dénonce cet article maintenant, alors que les dépôts de candidatures ont commencé, conforte ceux qui affirment que son intention est de se présenter. 

► À lire aussi : Libye: début du dépôt des candidatures pour les élections présidentielle et parlementaires

« Il ne m’a pas informé officiellement »

Abdel Hamid Dbeibah n’a jamais nié ces informations. Un rapport du service de renseignement libyen indique qu’il aurait consacré 70 millions de dollars pour sa campagne. « Il ne m’a pas informé officiellement », se limite à affirmer son porte-parole.

Dans un contexte sécuritaire toujours fragile et face aux divergences politiques accrues, la probable candidature de celui qui est chargé d’organiser les élections pourrait compliquer davantage la situation. 

 À lire également : Libye: une élection présidentielle aussi attendue que crainte

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