RCA: la Cour pénale spéciale officialise l’arrestation du ministre de l’Élevage Hassan Bouba

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                En République centrafricaine, le ministre de l’Élevage et ancien coordinateur politique de la rébellion UPC a été arrêté et inculpé vendredi 19 novembre pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale spéciale (CPS) qui a officialisé ce lundi les chefs d’inculpation. Il encourt la prison à perpétuité.                </p><div readability="71.757958287596">

                <p><em>Avec notre correspondant à Bangui,</em> <strong>Carol Valade</strong>

Il a fallu plus de 72 heures à Cour pénale spéciale (CPS), une juridiction hybride composée de magistrats nationaux et internationaux, pour officialiser l’arrestation du ministre. Signe de la sensibilité du dossier comme de la fébrilité qui règne à Bangui, la ville est encore agitée de rumeurs. 

« Hassan Bouba est donc incarné au camp de Roux après avoir été présenté devant la chambre d’instruction en présence de son avocat. »

L’ordonnance aux fins d’incarcération, consultée par RFI, ordonne sa  détention provisoire jusqu’à l’ouverture des débats prévue lundi prochain. 

À ce stade, ni le gouvernement ni le pouvoir judiciaire n’ont officiellement réagi.

Proches des Russes

Sur Twitter, l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch salue « une avancée majeur dans la mise en œuvre de la justice en RCA ».

Les réactions semblent majoritairement positives sur les réseaux sociaux. « Mais le gouvernement perd un atout précieux dans la lutte contre les groupes armés », analyse une source sécuritaire. 

L’ancien numéro 2 du groupe rebelle UPC est aussi réputé proche des « instructeurs russes » qui combattent aux côtés de l’armée centrafricaine. Et dont le quartier général se trouve également… au camp de Roux. 

En 2018, il aurait ordonné, selon l’ONG américaine The Sentry, l’attaque du camp de déplacé d’Alindao qui a fait plus de 112 morts, dont une vingtaine d’enfants. Mais plusieurs autres crimes pourraient lui être imputés.

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