RDC: après la pollution de rivières dans le Sud, le Parlement s’inquiète des conséquences

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Cette semaine, la vice-première ministre en charge de l’Environnement et du Développement durable doit s’expliquer devant l’Assemblée nationale. Ève Bazaïba doit non seulement présenter le niveau des connaissances actuelles sur l’origine et l’ampleur de cette pollution, mais aussi les actions menées et envisagées par le gouvernement.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Fin juillet, les rivières Tshikapa, Kasai, Fimi et Kwilu sont devenues rougeâtres. Des poissons et des hippopotames y ont été retrouvés morts. Selon les autorités, cette pollution serait due à l’activité d’une mine de diamant en Angola d’où le Tshikapa tire sa source. 

Après le déversement de substances toxiques, de nombreuses questions persistent. Les parlementaires sont inquiets. Les députés membres de la commission environnement de la chambre basse du Parlement ont adressé des correspondances au gouvernement.

Selon Dhédhé Mupasa, rapporteur de la commission, ils espèrent obtenir des réponses lors de l’audition d’Ève Bazaïba, la vice-première ministre chargée de l’environnement mardi.

« Nous craignons la survenue d’épidémies. Ces rivières traversent les provinces du Kasai, Kwilu ou encore Mai Ndombe. Kinshasa n’est pas épargnée. Quelle est la nature de cette matière toxique ? Quelle est sa toxicité ? Quelles sont les conséquences pour le corps humain ? Et la biodiversité ? »

Deux millions de personnes exposées au risque de pollution

Selon le gouvernement les premiers échantillons prélevés sont en cours d’examen. Et des missions humanitaire et diplomatique seront déployées dès cette semaine, affirme la vice-première ministre, Ève Bazaïba.

« Pour l’Angola, il y a moi et le collègue des Affaires étrangères. C’est une mission conjointe, avec les experts angolais. Tout est presque prêt, nous attendons la composition de l’équipe angolaise. Pour la mission humanitaire, il y a quatre ministères qui sont concernés. Ce sera une mission au-delà de l’humanitaire. Nous ne savons pas pendant combien de temps la population sera privée d’accès aux rivières. »

Le centre de recherche en ressource en eau du bassin du Congo, quant à lui, a tiré la sonnette d’alarme. Deux millions de personnes seraient exposés au risque de pollution.

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