RDC: «Cobalt, l’envers du rêve électronique» ou la face cachée de son exploitation

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                Ce documentaire est le fruit de trois ans d’investigations des réalisateurs-journalistes Arnaud Zajtman et Quentin Noirfalisse sur l’impact de la filière cobalt en RDC et les conséquences de la politique européenne en matière d’évolution du secteur automobile.                </p><div readability="66.559725730783">

                <p>Remplacer tous les véhicules à combustion par des véhicules électriques dans l’Union en 2035, c’est la politique européenne que les réalisateurs du film ont voulu questionner. Avec ce besoin grandissant, vient la production à grande échelle de batterie et donc la nécessité de produire toujours plus de cobalt, élément indispensable de leur composition et qui garantit leur stabilité. Un minerai que l’on retrouve principalement dans les sous-sols de la République démocratique du Congo <a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invité-afrique/20210829-rdc-l-extraction-du-cobalt-n-a-rien-apporté-de-constructif-au-bien-être-de-la-population-au-congo" target="_self" rel="noopener"><strong>qui produit actuellement de 60% à 70% de la production mondiale</strong></a>.

Le film fait alors étape à Kolwezi où se trouve les principales mines du pays, qu’elles soient la propriété de grands industriels, comme Glencore ou Eurasian Resource Group, ou de milliers de mineurs artisanaux. Et dans la « capitale mondiale du cobalt », c’est la réalité de son extraction que le documentaire donne à voir. Il y est question du travail des enfants, mais explique l’un des réalisateurs, « ce n’est que l’arbre qui cache la forêt ». Le secteur est gangréné par corruption, les atteintes aux droits de l’homme et les creuseurs sont à la merci du monopole des acheteurs chinois qui tirent les prix vers le bas.

« Scandale environnemental »

On retrouve aussi toute une problématique autour de l’environnement et de la toxicité de cette exploitation avec des populations congolaises très exposées. Une équipe de l’université de Lubumbashi a mis en place un programme pour étudier l’impact de cette activité sur l’air et les corps. Ce qui fait craindre au professeur Célestin Banza que le Congo, autrefois « scandale géologique » pour toutes les richesses qu’il possède, ne devienne un « scandale environnemental et toxicologique ».

Devant ces réalités, les industriels de l’automobile tentent désormais de trouver de nouvelles filières. En Europe, les regards se tournent notamment vers la Finlande. Le film montre les inquiétudes de ses habitants face à ce qu’ils considèrent comme une nouvelle menace écologique.

« Cobalt, l’envers du rêve électrique », diffusion ce mercredi 28 septembre à 18h25 TU sur la Une (RTBF/Belgique) et 20h00 TU sur la RTS (Suisse). Un film disponible aussi sur la plateforme de streaming de la RTBF Auvio.

L’Arabie saoudite du cobalt dans le sens où pour le moment, on estime que la production congolaise représente 60% à 70% de la production mondiale.

Quentin Noirfalisse, co-réalisateur et producteur du film «Cobalt, l’envers du rêve électronique»

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