RDC: des ONG alertent sur les conditions de détention et la surpopulation dans les prisons

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                Quinze ONG de défense des droits de l'homme, appuyées par la Fondation Bill Clinton pour la paix, dénoncent l'état de délabrement des prisons du pays. La surpopulation, notamment au sein de l'unité carcérale de Makala, à Kinshasa, entraine de nombreux problèmes : alimentation, maladies, tensions entre détenus.                </p><div readability="56.187959558824">

                <p>En 2021, suite à un premier rapport, les autorités avaient déjà promis : le désengorgement des prisons, une meilleure alimentation, de solutions pour la santé. Des promesses « politiques », estiment aujourd'hui les organisations de défense des droits humains.

L’avocate Charlène Yangazo est membre du collectif qui vient de publier un nouveau rapport.

On fournit une nourriture que l’on appelle communément ici le « voungoulé », c’est-à-dire un mélange de graines de maïs et de haricots. Voungoulé, c’est une déformation de « vous mourrez ». Mais il y en a même qui n’ont pas accès à ce repas médiocre.

Emmanuel Cole dirige la Fondation Bill Clinton pour la paix en République démocratique du Congo, fondation qui a coordonné ce rapport. Après de nombreuses visites dans les différentes prisons du pays, il estime que les conditions de vie y sont infectes et dangereuses pour les détenus, particulièrement à Kinshasa.

Comme vous savez, la prison a été construite pour 1 500 personnes et aujourd’hui, il y en a 10 000. Il y a beaucoup de prisonniers qui dorment sur le sol, dans les douches… Maladies, malnutrition… Il y a la tuberculose. Donc la situation est catastrophique.

Ces dures conditions de détention dans les prisons en RDC ont entrainé un autre phénomène : la multiplication ces derniers mois des évasions.

Par ailleurs, les ONG estiment que la surpopulation carcérale est liée à « l’abus de pouvoir » de certains magistrats accusés de négocier des libérations provisoires contre des sommes d’argent. Elles demandent aux autorités de tout faire pour stopper ce système. 


Je suis choqué et révolté par le comportement de nos magistrats. On ne peut pas remplir la prison avec quelqu’un qui a faim, a volé un pain, il se retrouve en prison. Pour quoi faire ? Pourquoi des affaires qu’on peut régler au niveau du parquet ?

Maitre Willy Mwanga, avocat

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