RDC: divergences entre Muzito et Fayulu au sein de la coalition Lamuka

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                Adolphe Muzito a annoncé qu’il sera candidat à l’élection présidentielle prévue fin 2023 en République démocratique du Congo. Sa candidature s’ajoute à celle annoncée de Martin Fayulu. Tous deux sont leaders de la plateforme Lamuka, qu’ils dirigent à tour de rôle sous la forme d'une présidence tournante tous les six mois. À Kinshasa, cette double candidature illustre une nouvelle fois des fissures et des divergences au sein de la coalition, estiment certains observateurs.                </p><div readability="69.082097457627">

                <p><em>Avec notre correspondant à Kinshasa, </em><strong>Patient Ligodi</strong>

La principale divergence réside, selon le camp d’Adolphe Muzito, dans le fait que Martin Fayulu ait accepté que le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila intègre le mouvement appelé Bloc patriotique. Cette structure informelle regroupe des organisations citoyennes et des partis politiques de l’opposition, qui exigent des réformes électorales consensuelles avant le scrutin de 2023.

Pour l’ancien Premier ministre, « Joseph Kabila a tripatouillé les résultats des élections de 2018 et n’est pas qualifié, à cette étape, pour mener la lutte pour de bonnes élections ».

De son côté, le camp de Martin Fayulu s’étonne et rappelle que le parti d’Adolphe Muzito est également signataire de la première déclaration publique de ce Bloc patriotique, et que ses membres ont même participé à la première marche de ce mouvement.

L’autre élément de divergence, c’est l’interprétation faite par chaque camp concernant les objectifs actuels de Lamuka. Les proches de Fayulu rappellent que la coalition s’est muée en plateforme politique dès avril 2019. Le parti Nouvel Élan d’Adolphe Muzito, lui, considère que Lamuka n’est, à ce stade, « qu’une force de revendications, un espace de résistance ». Et que la question des alliances électorales viendra peut-être plus tard.

À ceux qui pensent qu’il se rapproche davantage de l’actuel pouvoir, l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito botte en touche : « Je suis candidat jusqu’au bout. Pour débaucher Muzito, il faut peser plus que lui sur le plan de la pensée, de la vision et des projets. »

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