RDC: douze étudiants congolais ont pu quitter le nord-est de l’Ukraine

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                Mardi 8 mars, à la faveur d'un corridor humanitaire, douze étudiants congolais ont pu quitter l’université de Soumy, dans le nord-est de l’Ukraine en guerre. Depuis plusieurs jours, de jeunes ressortissants africains sont en effet pris au piège dans ce conflit avec la Russie. Ces douze Congolais sont désormais en sécurité dans l’ouest du pays.                </p><div readability="91.925092478422">

                <p>Les étudiants sont désormais en sécurité à Ternopil, à 200 km de la frontière polonaise.  Ces douze Congolais, pour la plupart, sont étudiants en médecine. Ils ont pu quitter Soumy en taxi.

Prix de la course : plus de 900 euros, presque multiplié par 20 à cause du conflit. La somme a été payée par le gouvernement congolais. Les jeunes ont d’abord atteint Poltava, plus au sud, d’où ils ont ensuite pris un train jusqu’à Ternopil.

Hébergés par un compatriote expatrié

Depuis leur arrivée, mardi, ils sont hébergés par un Congolais expatrié du nom de Serge Nyangi Mamputu, un entrepreneur au grand cœur qui a suivi de bout en bout leur évacuation.

Dix membres du groupe sont arrivés chez lui, deux autres, restés en arrière sont attendus. Un immense soulagement même si les familles restent inquiètes. Mehdi, 21 ans, étudiant en médecine, peut enfin se reposer. « Entre les bombardements et les échanges de tirs, on était coincés dans un trou à rat. On pense toujours à ça, avec tout ce qu’on a vécu, ce n’est pas facile. On est en sécurité ici, on sait qu’il n’y a pas de manœuvres ici, on peut dormir tranquille. »


Deux-trois jours après le début du conflit, je suis parti en Pologne pour déposer ma famille et je suis rentré. Les étudiants congolais en Ukraine, une partie sont là sur mes recommandations, donc je me sens responsable. Donc je ne peux pas quitter l’Ukraine alors que des étudiants congolais sont restés. Leur sécurité, c’est ça ma préoccupation.

Serge Nyangi Mamputu, entrepreneur congolais installé en Ukraine, a aidé à l’évacuation de ses compatriotes

Les douze ressortissants cherchent désormais à quitter le pays, probablement en louant un bus. Mais d’abord, ils veulent trouver un point de chute pour continuer leurs études. Serge Nyangi Mamputu a pris contact avec des établissements scolaires en Europe. L’Université libre de Bruxelles a dit qu’elle priorisait les Ukrainiens. Par contre, des universités en Pologne et en Roumanie seraient prêtes à les accueillir. 

« Comme ce sont des étudiants, on doit les envoyer là où ils vont continuer leurs études, explique-t-il. Des parents ont manifesté leur inquiétude. Moi, ce que j’ai proposé, c’est qu’on n’envoie pas les enfants vaille que vaille. Parce que beaucoup de gens sont partis en Europe sans savoir où ils vont. C’est ce que je veux éviter à ce groupe, ils ont déjà connu du stress. Je suis en contact avec une université en Pologne, et deux universités en Roumanie. »

Le groupe semblait optimiste, même s’il y a des questions en suspens, que ce soit les visas de séjour, les documents pour l’inscription – car certains ont parfois tout laissé derrière eux en Ukraine – et enfin le coût des études.

Dans tous les cas, le gouvernement congolais s’est dit prêt à continuer de les soutenir.

À lire aussi : L’UE dément tout traitement raciste envers les ressortissants africains

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