RDC : Faute de préparation les jeux de la Francophonie de Kinshasa sont reportés

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Depuis 1989, les Jeux de la Francophonie invitent, sous la bannière de l’amitié, la jeunesse de l’espace francophone à se rencontrer au travers d’épreuves sportives et de concours culturels. Au-delà de ces rencontres, les jeux permettent à des jeunes artistes de voir leur talent reconnu sur la scène internationale.

Organisés tous les 4 ans par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la huitième édition de cet événement a eu lieu en Côte d’Ivoire en 2017. Initialement prévue en 2021, l’édition de Kinshasa a dû être reportée en raison de la crise sanitaire, peut-on lire sur le site de la fédération Wallonie-Bruxelles.

Une communication qu’il faudra revoir complètement car les jeux de la francophonie de 2021 sont désormais prévus pour 2023.

« Les IXe Jeux de la Francophonie, initialement prévus cette année en République démocratique du Congo (RDC), ont été reportés à 2023 », a en effet annoncé mardi l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui a par ailleurs suspendu le Burkina Faso de ses instances après le coup d’Etat militaire.

Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) « s’est prononcé pour le report d’une année des IXe Jeux de la Francophonie qui se tiendront à Kinshasa en 2023 à une date encore à préciser au regard de l’agenda sportif international », selon un communiqué très diplomatique publié à l’issue d’une réunion qui s’est tenue en visio-conférence.

En réalité, le report, voire la délocalisation des Jeux de la francophonie de Kinshasa était attendu depuis la remise du rapport réalisés par les 16 experts de la francophone envoyés à Kinshasa du 15 novembre au 4 décembre.

Ces experts (voir leur rapport intégral ci-dessous) soulignaient que « la volonté d’organiser a continuellement été rappelée avec forte conviction par l’ensemble des membres du gouvernement ».

Mais, dans le même temps, les mêmes experts soulignaient que « cela faisait seulement 15 jours que le directeur national avait pris connaissance du dossier et n’avait pas encore constitué l’intégralité de son équipe ». Petit rappel, Kinshasa a été désigné en 2019 pour organiser ces jeux.

Par ailleurs, les mêmes experts pointaient aussi que « des difficultés récurrentes planent sur le budget des Jeux et sa disponibilisation. En effet, il semble que les lois de finances 2020 et 2021 n’aient pas prévu de budget spécifique pour les IXes Jeux de la Francophonie.

Avant de poursuivre : Les retards importants enregistrés dans la construction du Village des Jeux au Stade Tata Raphaël ont conduit les autorités congolaises à envisager « un plan B », qui consisterait notamment à ériger des infrastructures préfabriquées sur le site du Stade Tata Raphaël. « Un plan C » a également été évoqué et consisterait à déplacer le Village des Jeux sur le campus de l’Université de Kinshasa, où les installations d’hébergement des étudiants ont été rénovées. La réalisation du « plan C » nécessiterait la sécurisation du site du campus universitaire et la réfection de la route qui le relie au centre-ville. Il semble que les autorités privilégient à ce stade le « plan B », dont la matérialisation est cependant confrontée à des contraintes notamment juridiques (les préfabriqués seraient érigés par certaines entreprises sur les fondations des constructions entamées par d’autres entreprises) et logistiques (acheminement des préfabriqués depuis l’étranger dans le contexte actuel que connaît le transport maritime international). Toutes choses qui rétrécissent l’horizon d’août 2022.

« La finalisation des infrastructures culturelles paraît maîtrisable d’ici à août 2022, contrairement donc à la réalisation des infrastructures sportives ». Vient ensuite un longue – très longue – liste des problématiques à régler toutes en urgence avant l’organisation des jeux.

Ce qui mène la délégation à cette conclusion : Malgré l’engagement politique très fort, les travaux sur le terrain et les plans opérationnels ne suivent pas, comme en attestent les différents rapports des délégués techniques et experts du CIJF en annexe. Le retard actuel dans les préparatifs, estimé à plusieurs mois, est réel et malgré la réaffirmation de la volonté politique au plus haut niveau, la situation actuelle, telle que constatée à la date de rédaction de ce rapport technique, ne permet raisonnablement pas d’envisager la tenue des Jeux en août 2022.

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