RDC: la Belgique appelle à une « désescalade urgente » dans les combats FARDC/M23 au Kivu

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La Belgique a condamné vendredi la reprise des violences dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et en particulier les attaques du groupe M23 contre les Forces armées congolaises (FARDC) et contre les Casques bleus de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco). « Une fois encore, ce sont les populations civiles qui sont les premières victimes. La protection des civils est un impératif dans les conflits armés et prendre des civils pour cible est contraire au droit international », a affirmé le Service public fédéral (SPF) Affaires étrangères dans un communiqué. 

Selon la diplomatie belge, les combats qui ont repris dans la province du Nord-Kivu « constituent également une menace pour le Parc » national des Virunga (PNV), célèbre pour ses gorilles de montagne.

Ces combats, qui ont repris jeudi dernier après des mois de relative accalmie, opposent les FARDC à la rébellion du M23 (Mouvement du 23 mars). La RDC accuse de nouveau le Rwanda de soutenir ces rebelles, ce que Kigali a encore une fois démenti jeudi.

La Belgique salue également dans ce communiqué « la détermination des écogardes et des officiels de l’Institut congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) qui œuvrent à sa protection ».

La Belgique appelle encore toutes les parties impliquées à un arrêt immédiat des combats et une désescalade urgente. Elle appuie les déclarations de l’ONU, plaide pour l’utilisation des mécanismes existants de résolution des différends et de vérification conjointe des incidents et soutient le processus (de paix) de Nairobi. Elle condamne également toute incitation à la haine visant certaines communautés.

La Belgique rappelle enfin son attachement à l’intégrité territoriale de la RDC et reste impliquée, avec les acteurs régionaux et ses partenaires, en vue de trouver des solutions politiques à l’insécurité dans l’est de la RDC.

Selon les Affaires étrangères, la Belgique continuera d’appuyer les FARDC et la Monusco, y compris par la formation de bataillons de réaction rapide, pour laquelle l’armée belge a déployé le mois dernier un détachement d’une trentaine de militaires à Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema (est). Ils assurent le recyclage d’instructeurs d’une brigade d’élite formée par la Belgique entre 2008 et 2017.

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