RDC: la mission de l’ONU «regrette» la décision d’expulser son porte-parole

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                Outre le Rwanda, la République démocratique du Congo (RDC) accuse également la Monusco d'inefficacité dans l'Est congolais, et notamment dans sa lutte contre le M23. Des tensions qui ont culminé avec l'annonce de la décision d'expulser le porte-parole de la mission onusienne. Les Nations unies ont exprimé ce jeudi 4 août leur «<em> regret</em> » face à cette décision.                 </p><div readability="53.84">

                <p>L’ONU « <em>prend acte et regrette profondément la décision du gouvernement de <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220803-le-gouvernement-congolais-demande-à-l-onu-l-expulsion-de-son-porte-parole-en-rdc" target="_self" rel="noopener"><strong>demander à un membre de son personnel de quitter le pays</strong></a> </em>». Réaction formulée ce jeudi par communiqué. Dans ce document, la Monusco déclare toutefois qu’elle «<em> s’engage à continuer de travailler aux côtés de la population et des autorités congolaises pour mettre en œuvre le mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité</em> ».</p>                
<p>Quand Mathias Gillmann partira-t-il alors ? Les Nations unies n’ont pour l’heure pas donné de précisions sur le timing. Ce mercredi, le ministre des Affaires étrangères Christophe Lutundula avait appelé à son départ « <em>dans les plus brefs délais </em>», invitant même la mission à accorder «<em> le bénéfice de l’urgence</em> » à cette demande. Car à ses yeux, «<em> la présence de Mathias Gillmann n’est pas de nature à favoriser un climat de confiance et de sérénité entre les institutions de la RDC et la Monusco, de faire aboutir le plan de transition aux fins de son retrait définitif de la RDC</em> ».

L’origine du différend remonte au 13 juillet dernier. Ce jour-là, dans une interview à RFI, le porte-parole de la Mission estime que le M23 se comporte comme une armée conventionnelle avec un arsenal militaire sophistiqué. Or, il ne fait là que reprendre ce que Bintou Keïta, la cheffe de la Monusco, avait dit fin juin devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Au sein de la mission, on a donc du mal à comprendre les raisons d’une telle levée de boucliers contre Matthias Gillmann. Et de bonne source, Bintou Keïta aurait même proposé aux autorités congolaises d’être expulsée à sa place…

 À lire aussi : Manifestations anti-Monusco en RDC: Félix Tshisekedi dénonce une campagne de désinformation

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