RDC: la mort du jeune Olivier Mpunga dans les locaux du renseignement suscite l’indignation

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                Les images de la victime, fils unique d’une veuve, circule sur les réseaux sociaux. Sa mère exige justice. Éclaboussées par ce scandale, les autorités annoncent l’arrestation des policiers suspectés dans cette affaire. Les organisations de la société civile exigent le limogeage des plus hauts responsables de la police.                </p><div readability="74.88972667295">

                <p><em>Avec notre correspondant à Kinshasa,</em> <strong>Pascal Mulegwa</strong>

Olivier Mpunga Tshibanda en caleçon, torse nu, ligoté, frappé est ensuite conduit vers une cour. Puis plus rien. Ces images filmées par ses bourreaux témoignent de la cruauté dont il a été victime. C’est dans la nuit de vendredi à samedi que l’on apprend sa mort, plusieurs heures après son interpellation. 

La vidéo qui circule sur les réseaux sociaux a permis d’identifier au moins deux policiers des renseignements généraux. Ces images ont provoqué un tollé sur internet, contraignant les autorités à réagir. Selon le commissariat général de la police, il s’agit d’un acte « isolé n’engageant pas tout le corps ». 

Les suspects ont été « appréhendés et déférés devant le parquet », d’après la haute hiérarchie de la police congolaise.

Arrêté pour une infraction mineure

Le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme s’est dit « très choqué et préoccupé par le recours aux tortures et mauvais traitements à rebours de l’engagement des autorités policières de lutter contre les violations graves des droits de l’homme ». 

Le patron de cette instance, Abdoul Aziz Thioye, a assuré à RFI suivre de « très près » ce dossier. Il a plaidé pour un traitement « diligent avec célérité ». 

Il n’y a « rien de plus troublant que perdre un jeune de 32 ans », a réagi Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement. À en croire cette autorité, les auteurs présumés seront « jugés en flagrance pour que cela serve d’exemple ». 

Selon plusieurs sources sécuritaires, la victime a été arrêtée pour une infraction de droit commun, un abus de confiance pour avoir donné en gage une voiture appartenant à l’un de ses proches. Un cas qui illustre la persistance des pratiques non conventionnelles malgré l’engagement des autorités.

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