RDC: les rivières Tshikapa et Kasaï polluées suite au déversement de substances toxiques

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En République démocratique du Congo (RDC), depuis fin juillet, les rivières Tshikapa et Kasaï sont touchées par une coloration progressive de leurs eaux qui deviennent rougeâtres. Des poissons morts flottent en surface et des cadavres d’animaux aquatiques, comme les hippopotames, ont également été retrouvés.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi 

Selon les autorités congolaises, il s’agit d’une pollution occasionnée par le déversement, dans ces rivières, de substances toxiques par une usine de traitement de diamants basée dans la province angolaise de Lunda Norte. Cette pollution touche également les rivières Fimi et Kwilu. La situation est prise au sérieux, côté congolais. Les autorités redoutent une crise plus grave.

Ainsi, les autorités congolaises ont interdit la consommation des poissons et autres animaux morts trouvés dans et aux alentours de ces rivières. Même l’usage domestique de l’eau de ces rivières est déconseillé.

Le député Guy Mafuta est élu du Tshikapa. Il a porté le dossier au Parlement : « Il faut absolument penser au forage d’eau. Il faut créer une distanciation entre les populations riveraines et ces eaux. Le problème alimentaire va également se poser. Il faut également envisager des médicaments pour les maladies hydriques. On constate déjà des cas de diarrhée et de vomissements. Cela présage un moment difficile pour la population ».


Le Centre de recherche en ressources en eau du Bassin du Congo (CRREBaC), basé à l’Université de Kinshasa, craint des conséquences plus importantes pour la région. L’une d’entre elles serait une contamination des eaux souterraines qui pourraient avoir des effets négatifs pendant plusieurs années. Il préconise ainsi des études sérieuses.

Des équipes du ministère de l’Environnement ont été déployées sur la rivière Kasaï et à Kwilu.

Sur le plan diplomatique, Christophe Lutundula, vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères, a entamé des contacts avec les autorités angolaises et le président Félix Tshisekedi a lancé un appel à la solidarité de la communauté internationale pour venir au secours des populations en danger dans la partie sud du pays. 

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