RDC: les riziculteurs de la région de Lubumbashi cherchent à mécaniser leurs champs

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Au sud de la RDC, plus de 5 000 riziculteurs de la cité de Bunkeya à près de 200 km de Lubumbashi voudraient voir leur production doubler ou tripler et permettre au pays de réduire ainsi ses importations de riz. Ils sont désormais regroupés en société coopérative qui entend promouvoir une culture mécanisée.

De notre correspondante à Lubumbashi,

Dans la cité de Bunkeya au royaume de M’Siri, la culture du riz est la plus importante de toutes. Chaque ménage a au moins un champ de riz. 

Sa houe à la main, Moïse Kinsenda, la soixantaine, nous amène visiter son champ à 5 kilomètres du village sur une plaine à perte de vue. « À partir de là où il y a le manguier jusque-là ou vous apercevez cet arbuste, c’est mon champ. J’ai 36 hectares. Nous préparons déjà le terrain », indique-t-il. Puis de poursuivre : « Voyez, on a brûlé avant qu’on commence à labourer. À partir du mois d’octobre, on commence à semer. Mais on cultive manuellement on est incapable d’exploiter de grands espaces. Par an je ne cultive que sur deux ou trois hectares », dit-il tout en travaillant sur son exploitation.

Des centaines d’hectares sous-exploités

La culture du riz est une source de revenu pour la plupart des ménages de Bunkeya, explique Moïse Kinsenda. « Ici, il y a de moins en moins de champs de maïs, car c’est une culture de subsistance. La culture du riz est rentable et permet d’avoir les ressources pour se construire une maison, se vêtir, assurer la scolarité des enfants. Là par exemple, chaque cultivateur épargne en faisant de réserve de 4 ou 5 sacs de riz », détaille le cultivateur.

Bunkeya dispose de plusieurs centaines d’hectares de terres arables. Mais l’espace est sous-exploité. Jean-Claude Kafuku, un autre riziculteur qui s’apprête à labourer 10 hectares, appelle à un appui de l’État. « Pour renforcer la production, il faut soutenir financièrement la population avec des engins et des tracteurs. On pourra alors produire beaucoup de riz, approvisionner toutes les grandes villes et on n’aura pas besoin d’importer le riz de l’étranger », espère Jean Claude Kafuku. 

Se regrouper en coopérative pour plus de moyens

Une première solution vient d’être proposée à ces agriculteurs : les regrouper en société coopérative nommée Numba Ya Mabale, ensuite, leur doter des moyens de production. « C’est cette année que la chefferie s’est dotée de 14 tracteurs agricoles qui seront mis à la disposition des agriculteurs et donner du tonus pour la promotion sociale, car les potentialités sont là », déclare Mwami Nguba, membre du conseil d’administration de la coopérative.

 En plus de la production des membres, la coopérative Numba Ya Mabale prévoit d’exploiter cette saison au moins 100 hectares et produire à elle seule environ 400 tonnes de riz

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