RDC: l’insécurité alimentaire reste problématique dans l’ensemble du pays

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                Le constat du représentant de l’ONU pour la RDC, Bruno Lemarquis, est sans appel : plus d’un quart de la population congolaise est en situation de d’insécurité alimentaire aiguë. Cela veut dire près de 27 millions de personnes concernées.                </p><div readability="74.540439806187">

                <p>Cela fait plusieurs années <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210410-rdc-un-congolais-sur-trois-frappé-par-une-grave-insécurité-alimentaire" target="_self" rel="noopener"><strong>que ce chiffre est régulièrement mis en avant</strong></a> par les Nations unies. Déjà l’an passé, l’ONU évoquait ce quart de la population en situation d’insécurité alimentaire. En cause, les conflits armés, notamment dans l’est du pays et les déplacements de population dus aux violences.

Ce ne sont pas les seules raisons pour l’Unicef, qui rappelle que la pauvreté est la première cause de malnutrition. En RDC, selon les chiffres de 2018, 73% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance fait part de son constat alarmant. « Sur près de 20 millions d’enfants de moins de cinq ans en RDC, près de 2,5 millions d’enfants sont en situation de malnutrition aiguë qui est la forme la plus grave, car elle peut entraîner la mort, alerte Elizabeth Zanou, responsable nutrition de l’Unicef en RDC. Par ailleurs, près de neuf millions d’enfants sont eux en situation de malnutrition chronique. Ça n’entraîne pas la mort, mais cela engendre des retards de développement. Tout cela combiné aggrave la survie des enfants ».

La nutrition est un des programmes majeurs de l’organisation dans le pays. « On essaye d’agir sur la prévention. En effet, les 1 000 premiers jours de l’enfant, de la grossesse à ses deux ans, est la phase la plus critique, ajoute Elizabeth Zanou. Mais compte tenu des ressources disponibles, nous ne couvrons que 30% des besoins de traitement. C’est pour cela que nous essayons de mobiliser la communauté pour faire en sorte que les enfants soient pris en charge à la maison avec des apports simplifiés. »

► À lire aussi : En RDC, la crise alimentaire touche aussi les centres urbains

Pour lutter contre cette insécurité alimentaire, il faut en effet des moyens de plus en plus difficiles à mobiliser. En 2021, par exemple, les acteurs humanitaires n’ont pu lever que la moitié des fonds qu’ils estimaient nécessaires. Pour 2022, les besoins sont évalués à presque deux milliards de dollars pour la RDC, mais les spécialistes restaient pessimistes quant à la réalisation de cet objectif.


• Les provinces du Grand Kasaï sont les plus touchées par cette crise

Le Kasaï sort d’un conflit dévastateur qui a détruit beaucoup d’outils de production. Cela a amplifié cette insécurité alimentaire.

Albert Kiungu, responsable de la société civile du Kasaï-Central et secrétaire exécutif du conseil des ONG

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