RDC : Report de l’élection des gouverneurs, la présidentielle en danger ?

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Les élections des gouverneurs et des vice-gouverneurs dans 13 provinces de la République démocratique du Congo seront reportées d’un mois.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé ce report le mercredi 23 février, notamment pour des raisons financières et par un souci d’inclusivité. Dans la foulée, elle a annoncé que la période d’enregistrement des candidatures est prolongée jusqu’au 24 mars. Les listes provisoires seront rendues publiques le 2 avril, tandis que la version définitive sera dévoilée le 21 avril.

Les provinces concernées par les élections des gouverneurs et des vice-gouverneurs sont le Bas-Uele, le Haut-Lomami, la Lomami (aucune candidature n’y a été déposée), le Kasaï-Central, le Kasaï-Oriental, le Kongo-Central, le Mai-Ndombe, le Maniema, la Mongala, le Tanganyika, la Tshopo, le Kwango et Kinshasa.

Quid de la présidentielle ?

Ce report doit-il faire craindre celui des élections présidentielle et législatives qui doivent se tenir fin 2023 ? Aucune réponse définitive, mais cette annonce met déjà à mal le calendrier serré déposé par Denis Kadima, le président de la Ceni, le mois dernier.

Le 12 février, lors d’une interview à la radio Top Congo, à Kinshasa, le président de la Ceni n’avait pas vraiment rassuré les Congolais en martelant les mêmes réserves que lors de la présentation de sa feuille de route le 3 février dernier. Soufflant le chaud et le froid, il avait d’abord expliqué qu’un “glissement” (euphémisme pour parler d’un report) n’était “pas une option”, avant d’appeler les parties prenantes à “faire leur part” de travail et à respecter leurs engagements, législatifs et financiers, pour que son agenda puisse tenir la route. Il avait ensuite poursuivi en expliquant que, si les élections ne se tenaient pas dans les délais impartis par la Constitution, “le gouvernement serait l’un des responsables majeurs de ce retard”. Il expliquait dans la foulée que ce gouvernement n’avait pas encore décaissé les sommes promises. Ce qui lui a valu une volée de bois vert de la part du ministre des Finances Nicolas Kazadi, qui a expliqué que la Ceni avait déjà perçu 104 millions de dollars. Une joute verbale qui a fait dire à l’Observatoire de la dépense publique (Odep) que l’absence d’un débat public organisé au Parlement reste “un handicap majeur pour une gestion orthodoxe des fonds affectés aux opérations des élections prévues en 2023”.

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