RDC-Rwanda: des progrès dans les discussions à Luanda

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                Une nouvelle rencontre a eu lieu à Luanda, capitale angolaise, mercredi et jeudi pour entamer le processus de désescalade entre la RDC et le Rwanda après des mois de tension. À la suite de la tripartite RDC-Rwanda-Angola du 6 juillet, les délégués congolais et rwandais s’étaient décidés à relancer la commission mixte permanente RDC-Rwanda. C’est ce cadre qui a été choisi pour restaurer la confiance entre les deux parties.                </p><div readability="79.734426229508">

                <p><em>Avec notre correspondant à Kinshasa, </em><strong>Patient Ligodi</strong>

Sur le papier, il y a des avancées. Les deux parties se sont prononcées en faveur de la cessation des hostilités par le M23 et son retrait immédiat. Elles ont appelé au déploiement de la force régionale décidée par le processus de Nairobi dans la région.

Les troupes rwandaises ne participeront donc pas à cette force régionale à la demande de Kinshasa. Son rôle est non seulement de combattre le M23, mais aussi les rebelles rwandais des FDLR et leurs dissidents, que Kinshasa considère comme des génocidaires et un danger pour sa sécurité. Kinshasa et Kigali ont demandé au médiateur de s’impliquer pour parvenir à la matérialisation de cette recommandation dans un bref délai.

Kinshasa s’est réjoui que les autorités rwandaises souscrivent à la lutte armée contre le M23.

Les deux parties ont convenu également de réactualiser l’accord tripartite entre le Rwanda, la RDC et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés signé en 2010 à Kigali.

Rétablir la paix

De son côté, Christophe Lutundula, vice-Premier ministre congolais chargé des affaires étrangères, s’est félicité de l’esprit d’ouverture qui a caractérisé, dit-il, la réunion de Luanda. 

Vincent Biruta, chef de la diplomatie rwandaise, considère que les recommandations de cette réunion constituent « un nouveau pas dans la bonne direction ».

Les deux parties ont également demandé l’opérationnalisation rapide du mécanisme ad hoc de vérification des accusations d’agression et de violation des territoires qu’elles se portent mutuellement. C’est un officier angolais qui va piloter ce nouveau mécanisme. Kinshasa et Kigali ont aussi promis de désigner des officiers de liaison pour aider à l’accomplissement de cette mission.

Parmi les autres recommandations, les deux parties se sont engagées à poursuivre les efforts de rétablissement de la paix afin de faciliter la continuation des échanges commerciaux ainsi que la gestion des frontières communes.

À part la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC), la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) veulent également s’impliquer. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa l’a signifié à son homologue angolais João Lourenço dans un entretien téléphonique. Un compte-rendu détaillé de la médiation angolaise est attendu au sommet de la SADC au mois d’août.

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