RDC: tout juste acquitté, Vital Kamerhe rencontre Félix Tshisekedi

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                En République démocratique du Congo, à peine acquitté, Vital Kamerhe, l’ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, a rencontré le chef de l’État mardi 29 juin. Il a été reçu pendant près de deux heures en soirée au palais présidentiel. Il a été question de partenariat.                </p><div readability="123.90982709564">

                <p>Le président de l'Union nationale pour le Congo (UNC), Vital Kamerhe, compte bien continuer à jouer un rôle. Condamné en première instance à vingt ans de prison pour corruption et détournement des fonds, il a été acquitté il y a tout juste six jours.

Cela faisait deux ans que les deux hommes ne s’étaient pas rencontrés, depuis l’arrestation de Vital Kamerhe en avril 2020, arrêté et condamné pour détournement de fonds publics dans le cadre du programme dit des cent jours. À peine acquitté, l’ancien chef de cabinet et allié du président Tshisekedi a été reçu par celui-ci.

Interrogé sur le contenu de cette rencontre, Vital Kamerhe a indiqué qu’il avait été question de partenariat – que les deux hommes comptent renforcer, a-t-il précisé – à travers leurs partis respectifs, l’UNC et l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Sa déclaration à la sortie de cette rencontre au micro de la presse congolaise.

C’était aussi la joie de retrouver un partenaire politique. Quelle que soit l’épreuve qu’on endure, cette épreuve doit être en-dessous de ce qu’on est déterminé à donner à la nation, à la patrie, à la communauté. c’est en cela que nous allons gagner.

Quant à ses déboires judiciaires, « ce procès était cynique, indique Vital Kamerhe. Quand je clamais mon innocence, personne ne voulait me croire. Mais le président a respecté l’indépendance de la justice et j’ai beaucoup apprécié », répond-il, avant d’ajouter « le maître mot aujourd’hui, c’est le pardon ».

Pas un mot sur la présidentielle de 2023

Selon Vital Kamerhe, il a également été question des défis auxquels fait face le pays, notamment la sécurité dans l’est du pays. Officiellement, pas un mot sur l’élection présidentielle, qui doit se tenir l’année prochaine et pour laquelle plusieurs candidats se sont déjà déclarés.

Mais selon plusieurs observateurs, il est évident que pour le chef de l’État, il s’agit de s’assurer du soutien de Vital Kamerhe et que celui-ci ne sera pas lui-même candidat à la présidentielle. Vital Kamerhe va être indispensable pour gagner l’électorat dans l’est du pays, surtout la province du Sud-Kivu, dont ce dernier est originaire.

Pour le chercheur Trésor Kibangula, analyste politique à Ebuteli (Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence), les retrouvailles entre les deux hommes, filmées et diffusées, avaient pour but de réhabiliter aux yeux du grand public l’ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi. Car à moins d’un an et demi des élections présidentielles, le chef de l’État a un besoin urgent de partenaires politiques.

Pour Trésor Kibangula, analyste politique à Ebuteli, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe se sont rencontrés dans un but de former des partenariats politiques en vue des élections

Vital Kamerhe va « jouer un rôle central »

La rencontre entre le président Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe intervient à un moment décisif et dans un contexte particulier, explique le leader de la Nogec et chef de file de la Dynamique progressiste de l’opposition à notre correspondant à Kinshasa, Kamanda wa Kamanda Muzembé. Pour Constant Mutamba, le pays est déjà secoué par ce que Kinshasa appelle d’« agression rwandaise », mais il est également déchiré par des divisions internes, y compris au sein de la majorité présidentielle, l’Union sacrée de la Nation :

« Kamerhe va, à notre point de vue, jouer un rôle central, et cela va donner lieu naturellement à la recomposition sur le plan institutionnel. Et principalement, au niveau du gouvernement de la République. »

Côté société civile, Georges Kapiamba de l’ACAJ affirme, lui, que le chef de l’État ferait justice en recevant aussi la famille du juge Raphael Yani, décédé au cours du procès dans des circonstances non éllucidées. C’est lui qui était en charge du procès Kamerhé dès le départ: « Le souhait de la majorité et de nos compatriotes, c’est de voir quand même cette veuve ainsi que les orphelins être réconfortés pourquoi pas par la plus haute autorité de notre pays »

►À lire aussi : L’ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, acquitté en appel

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