RDC: une vingtaine de morts à Kinshasa après la chute d’une ligne à haute tension

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                Vingt-six personnes sont mortes, mercredi 2 février, électrocutées lorsqu’un câble électrique haute tension s’est détaché de deux pylônes qui traversent un marché dans le sud de la capitale Kinshasa. Selon les autorités, ce puissant et vétuste conducteur d’électricité a été sectionné par une foudre alors qu'une pluie s'abattait sur la mégapole. Les victimes sont essentiellement des femmes vendeuses de ce marché. On en dénombre 24 parmi les victimes. L’émoi est total après ce drame.                 </p><div readability="70.554899645809">

                <p><em>Avec notre correspondant à Kinshasa,</em> <strong>Pascal Mulegwa</strong>

La décharge électrique s’est abattue à une heure de pointe dans le marché de Matadi Kibala. A 7 heures, Mireille, y écoulait ses épices. Elle se retrouve sur un lit de l’hôpital, l’air exténué. « Beaucoup d’entre nous sont restées immobilisées par la puissance électrique. J’étais inerte. Je ne sais pas comment je me suis retrouvée dans ce lit ».

Ces femmes sanglotent autour de corps qui gisent dans des flaques d’eau avec des produits frais éparpillés. Chantal a identifié la dépouille de sa sœur aînée. « Pourquoi est-ce que les autorités n’ont pas interrompu la fourniture de l’électricité sachant que la pluie était forte ce matin ».

Quant aux responsabilités, les autorités sont pointées du doigt. Oscar habite non loin du lieu du drame. « L’État attend qu’il y ait des morts pour qu’il se présente en tant que bienfaiteur, ramasser les corps et les amener à la morgue pour prendre soins des funérailles. Ce n’est pas ça les problèmes. »

À quelques encablures du marché, le décor d’un autre drame semble déjà planté. « Regardez seulement, il y a des câbles haute tension qui passent sur nos maisons. Mais qui a autorisé à la population de construire là-bas. Ce que l’État doit faire, c’est de démolir partout où la SNEL a placé ses pylônes de haute tension, la population ne peut pas construire dans les environs de 30 mètres de part, et d’autre, on devrait laisser cet espace vide ».

Dans ce chaos, les autorités se sont succédé sur les lieux du drame. D’abord le Premier ministre Jean–Michel Sama Lukonde, une cohorte d’autorités publiques dont le gouverneur de Kinshasa puis en fin de journée… le président Felix Tshisekedi. Il a ordonné la prise en charge par l’État, des frais funéraires des victimes et instruit le gouverneur d’accélérer le processus de délocalisation de ce marché. 

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                    <blockquote class="twitter-tweet" readability="8.4943820224719"><p lang="fr" dir="ltr"><a href="https://twitter.com/hashtag/RDC?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#RDC</a>🇨🇩 - la LUCHA exige la “démission immédiate et à défaut la suspension” du gouverneur de Kinshasa, du Directeur Général de la SNEL et du bourgmestre de la commune de Mont-Ngafula “en attendant une enquête judiciaire crédible et rapide pour établir toutes les responsabilités”.</p>— Pascal Mulegwa (@pascal_mulegwa) <a href="https://twitter.com/pascal_mulegwa/status/1488905777658138627?ref_src=twsrc%5Etfw">February 2, 2022</a></blockquote> 
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