République centrafricaine: «l’école à l’hôpital» aide les enfants à ne pas décrocher

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                En République centrafricaine, moins d’un enfant sur cinq achève des études secondaires. Dans un pays secoué par des troubles sécuritaires chroniques, les causes du décrochage scolaire sont multiples. Au service de pédiatrie du CHU de Bangui, la capitale, une ONG a décidé de s’attaquer à l’une d’entre elles en assurant un suivi scolaire pour les enfants hospitalisés.                </p><div readability="73.128289473684">

                <p><em>Avec notre correspondant à Bangui,</em> <strong>Carol Valade</strong>

Il pourrait à première vue s’agir d’une classe ordinaire. Mais nous sommes au service pédiatrie du CHU de Bangui où l’on soigne principalement le paludisme, les diarrhées, la malnutrition qui touche près d’un enfant centrafricain sur deux. Appollinaire Ngandaré, directeur de l’école : « Ceux qui peuvent se déplacer bénéficient de ces enseignements-là dans les salles de classe. Mais ceux qui ne se déplacent pas, restent sur leur lit de malade. Et les enseignants et animatrices vont auprès d’eux pour dispenser les cours ».

Fondée par des Centrafricains de la diaspora sur financement de l’Unicef, l’ONG Centre d’action pour le développement du monde apporte depuis maintenant 6 ans l’« école à l’hôpital ».

« La présence de l’enseignant, un soin psychologique »

En chirurgie, malgré les cris déchirants des tout petits patients, un enfant récite les couleurs : « Le bleu, le vert, le blanc, le jaune… ». Appollinaire Ngandaré : « L’enfant qui est hospitalisé, en face d’un personnel soignant, peut-être qu’il a peur, soit il peut être piqué ou on peut lui donner d’autres médicaments. Et la présence de l’enseignant, c’est déjà un soin psychologique ».

Aymery-Brice Ngadzale, coordonnateur du centre: « Avec les groupes armés, les déplacements des gens, la précarité des parents, des enfants qui sont enrôlés dans des groupes armés. Il y a beaucoup de problèmes en Centrafrique qui font que les enfants décrochent. Nous avons choisi celle-ci dans un premier temps parce qu’il fallait commencer quelque part ».

L’ONG veut élargir ses activités vers l’intérieur du pays où les besoins sont immenses, et soutenir les parents qui restent au chevet des enfants. 

À lire aussi : Centrafrique: le russe à l’université, l’axe Bangui-Moscou se renforce

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