RSF réclame la libération « immédiate » d’un journaliste congolais

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Reporters sans frontières (RSF) a réclamé jeudi « la libération immédiate » d’un journaliste congolais au huitième jour de sa détention « arbitraire » à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. « La détention de ce journaliste congolais est complètement arbitraire et vire même à l’acharnement après la libération de son confrère américain, a estimé le responsable du desk Afrique de RSF Arnaud Froger.  

« Nous demandons sa libération immédiate et appelons les autorités congolaises à mettre fin aux pratiques répressives de l’ANR (services de renseignements congolais) qui consistent à détenir abusivement des journalistes, à saisir leur matériel et à effacer leur contenu pour les empêcher de travailler ou au prétexte fallacieux d’assurer leur sécurité », a-t-il ajouté.

Le journaliste congolais Joseph Kazadi et son confrère américain Stavros Nicholas Niarchos avaient été arrêtés le 13 juillet à Lubumbashi (sud-est), puis transférés à Kinshasa par des agents de l’ANR qui les soupçonnent d’avoir eu des contacts non autorisés avec des groupes armés actifs dans cette région minière.

Le journaliste américain a été libéré et a quitté la RDC mardi après des pressions exercées par le consulat américain à Kinshasa. Mais, son confrère congolais est toujours gardé dans les locaux de l’ANR.

Auparavant, l’Union nationale de la presse du Congo/Katanga a sollicité du chef de l’ANR, « la libération inconditionnelle du journaliste congolais Joseph Kazadi, autant que cela a été fait pour l’Américain Nicolas Niarchos, car les droits humains sont les mêmes pour tous les peuples du monde », écrit cette organisation dans un communiqué.

« Les autorités de la RDC devraient immédiatement libérer le journaliste congolais Joseph Kazadi, comme elles l’ont fait pour son collègue américain Nicolas Niarchos », a déclaré de son côté Angela Quintal, coordinatrice du programme Afrique du CPJ (Comité de protection des journalistes) dont le siège est à New York.

Avec la libération du journaliste américain, « il est clairement établi que Joseph Kazadi n’a commis aucune infraction », ont écrit une trentaine d’organisations congolaises de droits de l’Homme dans un communiqué.

Nicolas Niarchos, 33 ans, travaille pour The Nation et The New Yorker. Son confrère congolais, Joseph Kazadi, 43 ans, qui travaille pour le journal congolais Le Leader, a été son fixeur pour ses reportages dans le sud-est minier de la RDC.

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