Rumba, mots cadencés et cinéma vont rythmer l’Afropolitan Festival

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Bozar accueille la 5e édition du Festival qui marie films, livres, musiques, danses et scènes et témoigne de la vitalité de la créativité africaine et afro-descendante. Du jeudi 26 au dimanche 29 mai à Bruxelles

Impossible d’imaginer une fête sans musique. Et maintenant que la rumba a été reconnue comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité – la décision date du 14 décembre 2021 -, il est temps de se pencher sur la contribution des femmes à cette musique très populaire dans les deux Congo et bien au-delà.

C’est la tâche à laquelle s’est attelée Monique Mbeka Phoba, documentariste congolaise (Entre la coupe et l’élection) qui mènera la masterclasse proposée ce jeudi 26 à 14h en compagnie des chanteuses Queen Makoma, Mama Wiva, Sylvie Nawasadio. Elles reprendront sur la scène de Bozar quelques-unes des chansons iconiques illustrant la richesse du répertoire des femmes dans la rumba. Dans la foulée, à 17h30, le film Rumba rules – New genealogies s’intéressera à la façon dont la rumba congolaise, « née dans l’écho prolongé des musiques cubaines et villageoises, a nourri l’identité du pays et du continent africain ».

Ce voyage en musique, du Congo d’hier à celui d’aujourd’hui, est un belle façon de lancer la 5e édition de l’Afropolitan festival dont la thématique «Women Power» s’inscrit dans la droite ligne de cette part d’Histoire.

Durant ces quatre jours proposant concerts, films, rencontres littéraires, ateliers, débats, performances, slam et fashion pop-ups, Bozar ouvrira largement ses portes à la force créatrice des femmes artistes africaines et afro-descendantes « mais aussi à leurs combats pour accroître leurs libertés et élargir leur champ d’action ».

Rencontrer l’avant-garde créatrice africaine

Ce sera notamment le cas dès vendredi 27 à travers la découverte de l’univers de New African Waves (Naw) et de Sire Kaba, créatrice de la marque de vêtements éthiques, Erratum Fashion mais aussi d’accessoires de mode, bijoux contemporains, objets de décoration intérieure,…

La journée de vendredi se clora en musique (dès 21h) au son des voix d’Asa, performeuse évoluant entre soul, folk, pop et reggae et Oriana Ikomo, chanteuse et musicienne bruxelloise mariant jazz, soul et RnB.

Avec The ones who keep walking, la réalisatrice nigériane Amarachi Nwosu propose un voyage documentaire à la rencontre de l’avant-garde de la renaissance créatrice du continent africain : le musicien et chanteur Ckay du Nigeria, le rappeur et auteur-compositeur Sampa the Great de Zambie, le danseur et artiste Kamo Mphela d’Afrique du Sud, etc. La projection, prévue samedi 28 à 14h, sera suivie d’une fashion performance de Sire Kaba intitulée We got the power !

Cette phrase est aussi celle que pourrait proclamer le groupe de filles déterminées à jouer professionnellement au football au Soudan. On pourra les découvrir dans le film Khartoum offside signé par Marwa Zein, à voir samedi à 16h30.

Fatou Diome, Jeny BSG, Soe Nsuki, etc.

Quant aux amoureux des livres, ils ne manqueront pas la rencontre proposée samedi à 18h30 avec Fatou Diome, romancière et essayiste installé en France depuis 1994 qui traite régulièrement de la question complexe de l’identité. Un thème qu’elle a abordé à nouveau dans son dernier ouvrage Marianne face aux faussaires publié chez Albin Michel.

Place dès 21h à la danse, au stand-up et au slam afin de terminer la journée au son de la musique et des mots qui claquent. On pourra admirer sur scène la danseuse et chorégraphe Jeny BSG, la comédienne Soe Nsuki (The Shaq) prendra ensuite la relève en version stand-up. Enfin, en troisième partie de soirée, les jeunes artistes slameurs du projet Next Outspoken Generation, mené par Kuumba et le collectif de Rotterdam Woorden Worden Zinnen (RWWZ), partageront leurs textes sur l’engagement des jeunes.

Dimanche, de 10h à midi et de 15h à 17h, place aux ateliers réservés aux enfants et familles : ateliers de tissage et de customisation de totes bag. Mais aussi maquillage, lecture, animations et danse en néerlandais avec Kuumba, de 14h à 17h30.

Pour clore l’édition 2022 en beauté avec une note d’espoir, le film Marcher sur l’eau d’Aïssa Maïga, qui aborde la question de l’eau et permet de réfléchir à l’impact du réchauffement climatique en Afrique, sera projeté dimanche à 17h.

Karin Tshidimba

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