Sénégal: former les jeunes à l’utilisation de la technique du compost dans l’agriculture

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                Au Sénégal, tous les week-ends pendant le ramadan, une organisation professionnelle agricole a proposé des formations à une vingtaine de jeunes entrepreneurs dans l’agriculture. Au menu : techniques agricoles durables, agro-écologie, leadership paysan et formation sur le changement climatique, marketing, comment gérer entre la famille et l’entreprise.                </p><div readability="85.036153289949">

                <p>Les dix élèves de la formation compostage, organisé par le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal (CNCR), partent à la recherche de déchets végétaux, de matière sèche, de cendre ou de fumier afin de fabriquer un substrat qui pourra enrichir le sol.

Khadija Dia cultive de la salade, des oignons et de la menthe à Dakar. Alors qu’elle utilise pour le moment des engrais avec modération, elle est venue se former à l’agro-écologie. « Je n’ai pas encore commencé à faire du compostage. On est dans la tradition de l’agro-écologie. Tout producteur doit se sentir responsable de la santé de la population. On doit cultiver sain pour réduire les maladies. »

Les participants déversent par couche les différentes matières dans des trous creusés à même le sol. Fama Gningue, stagiaire dans une entreprise de maraichage biologique, a déjà assisté à d’autres formations sur le marketing ou la gestion d’une entreprise familiale : « Aujourd’hui, j’ai appris beaucoup de choses. Il a plusieurs façons de faire du compostage. Actuellement, je complète mes compétences dans le domaine de l’agriculture. »

Pour une agriculture saine, propre et économique 

Lors du cours théorique sur les différentes sortes de compostage, Abdoulaye Gueye, formateur et technicien agronome, incite les jeunes à utiliser ces techniques dans leurs champs : « Ça aide les plantes à pousser plus vite, cela veut dire que l’on n’a pas besoin d’utiliser d’engrais et c’est gratuit. Un sac d’engrais coute 35 000 francs CFA. Faire du compostage, c’est bon pour la santé, pour l’économie, et c’est également bon pour l’environnement. »

Des champs-test ont démontré que le compost permet un rendement élevé et constant, alors que l’engrais donne un rendement certes un peu plus élevé, mais qui diminue chaque saison, ce qui demande d’acheter toujours plus d’engrais.

Mamadou Diop, chargé de programme au Conseil national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal, est alors inquiet de la dépendance aux engrais dans le contexte de la guerre en Ukraine : « Les plus grands producteurs d’engrais sont en ce moment en conflit, ou bien ont des problèmes. Actuellement, il y a une pénurie d’engrais au Sénégal. L’engrais qui vient de Russie ou d’Ukraine a augmenté. Il faut donc trouver des alternatives. »

Pour la prochaine campagne agricole, le gouvernement a prévu 41 milliards de francs CFA pour les subventions d’engrais. 

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