Sénégal: l’opposition appelle une nouvelle fois à la manifestation

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                La principale coalition de l’opposition sénégalaise Yewwi Askan Wi lance un nouvel appel à manifester mercredi 29 juin, pour protester contre le rejet de sa liste nationale menée par Ousmane Sonko pour les élections législatives, fixées au 31 juillet. Le 17 juin, la mobilisation avait été interdite par les autorités administratives, puis a été à l’origine de heurts avec les forces de l’ordre faisant trois morts, à Dakar et en Casamance. Amnesty International appelle les autorités sénégalaises à respecter le droit de manifester.                </p><div readability="69.168215158924">

                <p><em>Avec notre correspondante à Dakar,</em> <strong>Charlotte Idrac</strong>

Autorisation ou pas, « la mobilisation aura lieu », avait prévenu Yewwi Askan Wi. Lors du dernier rassemblement le 17 juin dernier, le préfet de Dakar avait interdit la manifestation en raison de « menaces de troubles à l’ordre public », et de « violation du code électoral », qui interdit toute « propagande déguisée » durant la période de pré-campagne

Le contexte ce mercredi n’a pas changé. Dans un communiqué publié mardi 28 juin, Amnesty International met en garde face à « une menace réelle pour le droit de manifester au Sénégal ». L’organisation appelle les autorités à « garantir le droit de réunion pacifique inscrit dans la constitution », et dénonce également des « arrestations arbitraires ».

Plusieurs responsables de l’opposition arrêtés pour avoir bravé l’interdiction de manifester – dont les députés Déthié Fall et Mame Diarra Fam, et le maire de Guédiawaye Ahmed Aïdara – ont finalement été libérés lundi 27 juin. Guy Marius Sagna, tête de liste Yewwi Askan Wi dans le département de Ziguinchor en Casamance, a été jugé mardi.

Du côté de la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yaakaar, le conseil des Sages dit constater « la montée de la tension » avant les législatives, et appelle toutes les coalitions à « respecter la légalité constitutionnelle », et à « bannir toutes les formes de violences politiques ».

Dans un manifeste, une cinquantaine d’universitaires alertent sur « la faillite des autorités à appliquer le droit ».

Ousmane Sonko a annoncé mardi 28 juin soir « une déclaration » des leaders de Yewwi Askan Wi mercredi.

À lire aussi : Un tweet du patron du PS français Olivier Faure fait bondir le parti présidentiel au Sénégal

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