Sierra Leone : la grâce présidentielle d’un célèbre magicien fait polémique

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                La grâce présidentielle du magicien Mbaimba Moiforay alias L.A.C. fait polémique en Sierra Leone. Condamné en 2016 à vingt-cinq ans de prison pour le meurtre d’un DJ célèbre, il a été gracié par le président Julius Maada Bio le 1er janvier à titre d’une « prérogative de clémence ». L.AC. est donc reparti libre de la prison de Pademba Road à Freetown après avoir purgé seulement un quart de sa peine, une sortie de prison qui suscite la controverse.                </p><div readability="67.773509174312">

                <p>Ce devait être une sortie de prison banale, mais depuis dix jours, L.A.C fait couler beaucoup d’encre dans la presse sierra-léonaise. Très connu pour ses spectacles dans lesquels il manipule des serpents, le magicien, ami des stars, préfère aujourd’hui qu’on ne parle pas de lui.

Mbaimba Moiforay, de son vrai nom, fait partie des 160 prisonniers graciés par le président Julius Maada Bio. Il y a sept ans, L.A.C avait été écroué pour le meurtre de Henry David Sydney Buckle, alias DJ Clef. Le corps sans vie de cette célébrité avait été retrouvé abandonné près d’un cimetière de la capitale, quelques jours après une fête chez le magicien. Les organes du DJ avaient été prélevés, faisant croire à un crime rituel.

Le président sierra-léonais était-il au courant des faits reprochés à L.A.C au moment de sa grâce récente ? Les services correctionnels, chargés d’établir la liste des personnes bénéficiaires du pardon, se sont refusés à tout commentaire.

À ce jour, aucune liste de noms des personnes officiellement graciées n’a encore été communiquée. Et pour cause, certaines sources suggèrent que le magicien aurait été libéré sous une fausse identité. Le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’une enquête était en cours.

Mercredi, plusieurs acteurs de la société civile ont dénoncé un manque de transparence dans le processus d’octroi de la grâce présidentielle et ont déploré que, sur les 160 prisonniers graciés, seules cinq étaient des femmes.

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