Soudan: al-Burhan limoge les civils du conseil de transition, l’opposition reste dans la rue

soudan: al burhan limoge les civils du conseil de transition, l’opposition reste dans la rue 62c639270b679.jpeg
soudan: al burhan limoge les civils du conseil de transition, l’opposition reste dans la rue 62c639270b679.jpeg

Publié le :

                Au Soudan, le chef de la junte militaire Abdel Fattah al-Burhan a « <em>relevé de leurs fonctions</em> » mercredi 6 juillet les cinq membres civils du Conseil souverain de transition. Soit la suite logique de son annonce de retirer les militaires du dialogue intersoudanais initié par l'Onu, l'UA et l'Igad, pour laisser la voie à la formation d'un gouvernement civil, selon lui. Mais l’opposition continue d'exiger le retrait sans condition des militaires de la vie politique.                </p><div readability="47.690207715134">

                <p>Dans son <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220704-soudan-le-chef-de-la-junte-ouvre-la-voie-à-la-formation-d-un-gouvernement-civil" target="_self" rel="noopener">allocution télévisée de dernière minute lundi soir</a></strong>, le général Abdel Fattah al-Burhan avait annoncé la dissolution prochaine du Conseil souverain, qui gouverne de facto le Soudan. Il serait alors remplacé par un « <em>Conseil suprême</em> » en charge des questions de défense, mais aussi d'une partie de la diplomatie et des « <em>questions de souveraineté</em> », sans autres précisions. Le fait de « <em>relever de leurs fonctions</em> » par décret les cinq membres civils du Conseil souverain est donc la suite logique de cette décision.

Celle-ci a d’ores et déjà été rejetée unanimement par les adversaires de la junte militaire au sein de l’opposition civile, qui ont dénoncé un « retrait tactique » et appelé à « maintenir la pression » sur les militaires jusqu’à leur retrait complet de la vie politique.

Les cinq membres civils du Conseil souverain limogés étaient issus de partis ayant soutenu le coup d’État. Ils avaient remplacé les ministres des Forces de la liberté et du changement, la coalition de partis et d’associations issue de la révolution de 2019, qui sont aujourd’hui vent debout contre la junte.

De leur côté, pas de réaction encore à la dernière annonce du général al-Burhan. Mais leurs dirigeants ont répété ces derniers jours que ses manœuvres leur étaient indifférentes.

 À lire aussi : Entre le Soudan et l’Éthiopie, un conflit de plusieurs décennies pour le triangle d’El-Fashaga

            </div>
Total
1
Shares
Related Posts
%d blogueurs aiment cette page :