Soudan: le Premier ministre Abdalla Hamdok refuse de se plier à la demande des militaires

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Abdalla Hamdok a annoncé qu’il ne dissoudrait pas le gouvernement afin d’en former un autre. C’est le général Abdel Fattah Abdelrahmane al-Burhan, président du Conseil souverain de transition, qui a formulé officiellement cette demande lors d’une réunion, ce jeudi 14 octobre. Ce développement intervient alors que la tension a atteint son comble entre les militaires et les civils qui se partagent le pouvoir de transition. Dans le même temps, des appels à manifester ont été lancés pour ce samedi 16 octobre.

La manifestation est destinée à protester contre « la domination exercée par les militaires sur cette période de transition ». Les partis politiques et forces sociales qui appellent au rassemblement joignent leur voix à celle des civils qui participent à la transition. Ils réclament le respect de la déclaration constitutionnelle d’août 2019.

La crise politique s’aggrave à mesure que s’approche le 17 novembre, date à laquelle la présidence du Conseil souverain devrait passer à un civil, ce que les militaires semblent vouloir repousser à l’été prochain. Selon ce que révèle le Soudan Tribune, le Premier ministre Hamdok a rappelé ce jeudi aux militaires qu’il a été choisi par les forces de la liberté et du changement pour « conduire la transition vers la démocratie ».

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Confiance rompue entre militaires et civils

En réalité, cette crise politique dure depuis plusieurs mois. Elle a d’abord été plutôt silencieuse avant d’apparaître au grand jour lors de la présumée tentative de coup d’État déjouée, il y a trois semaines. Le lendemain, Abdel Fattah al-Burhan et la composante militaire du Conseil souverain ont mené une attaque en règle contre les civils. Ceux-ci ont répliqué en accusant les militaires de fomenter « un coup d’État et de reculer face à la transition démocratique ».

Entre les deux camps, civils et militaires, la confiance est rompue. La tentative de dialogue initiée par le Premier ministre n’a pas abouti. Une forte mobilisation lors du rassemblement de ce samedi pourrait obliger les militaires à reprendre les discussions avec les civils.

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