Soudan: le Premier ministre Abdallah Hamdok aurait mis sa démission en jeu

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                Les Forces de la liberté et du changement et les comités de résistance populaire, fers de lance de la révolution de 2019, exigent le retrait des militaires de la vie politique tandis la répression continue. Le Premier ministre Abdallah Hamdok s'efforce difficilement de convaincre ses anciens alliés de se joindre à ses efforts pour reprendre la main.                 </p><div readability="62.769791160758">

                <p>Au Soudan, la crise politique ouverte par le coup d'État militaire du 25 octobre se trouve dans un <em>statu quo.</em> Abdallah Hamdok a eu beau ordonner le limogeage du chef de la police et de son adjoint dimanche 28 novembre, cela n'a pas suffi à rétablir la confiance. La rue maintient la pression à travers les comités de résistance populaire.

Cette semaine, plusieurs dirigeants civils ont poursuivi leurs critiques contre le chef du gouvernement, revenu au pouvoir par le biais d’un accord avec le dirigeant de la junte militaire, le général al-Burhane. L’ancienne ministre des Affaires étrangères Mariam Sadik al-Mahdi a notamment expliqué que le principe d’un compromis avec les militaires n’avait pas été rejeté dans un premier temps, mais que « l’hégémonie » de l’armée sur les affaires de l’État était inacceptable.

À lire aussi : Soudan: la rue maintient la pression malgré l’accord entre Hamdok et la junte

Guterres appelle à « appuyer » Hamdok

Entre-temps, 43 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations, où les militaires sont toujours la cible du slogan : « Ni partenariat, ni négociation, ni compromis ». De ce fait plusieurs médias ont cité une source proche du Premier ministre ce jeudi, affirmant qu’il envisageait de démissionner si l’accord ne lui semblait « pas applicable ».

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a donc exhorté les civils à « appuyer » Abdallah Hamdok. D’autant que selon Magdi Amin, ancien conseiller du ministre des Finances, le Soudan, incapable de payer ses fonctionnaires et d’importer des produits stratégiques, entendrait demander la reprise du soutien économique et de l’accord avec le FMI. Mais que cela est conditionné à la libération de tous les prisonniers politiques. Ce qui n’est pas encore fait.

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