Soudan: nouvelles manifestations anti-junte réprimées à Khartoum

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                Pour la deuxième journée consécutive, des milliers de Soudanais ont manifesté ce lundi 21 février 2022 contre le coup d’État du général Abdel Fattah al-Burhan. Ces rassemblement coïncident avec la visite de l'émissaire de l'ONU pour les droits humains, le Sénégalais Adama Dieng, qui est censé rencontrer divers responsables soudanais ainsi que des acteurs de la société civile pour tenter de faire la lumière sur la répression des manifestations et les vagues d’arrestations ininterrompues de militants ou de politiciens.                </p><div readability="65.954476479514">

                <p><em>Avec notre correspondant à Khartoum</em>, <strong>Eliott Brachet</strong>

Alors qu’en première ligne pleuvent les gaz lacrymogènes et les grenades assourdissantes, à l’arrière, Hiba, étudiante infirmière de 21 ans, soigne un jeune manifestant. « Il y a énormément de lacrymogène aujourd’hui. Les manifestants reculent. Il faut qu’ils reprennent leur souffle pour retourner de l’avant. »

« Je peux me sacrifier pour le bien de la patrie »

Hiba est accompagnée par sa mère de 43 ans qui déroule un pansement pour l’appliquer sur les plaies d’un autre blessé. « Si je descends dans la rue, ce n’est pas juste pour ma fille, mais pour défendre les buts que l’on s’est fixé il y a trois ans déjà : liberté, paix et justice. Depuis, les gens n’ont pas perdu leur force ni l’espoir qui les anime. Les jeunes descendent dans les rues et se sacrifient. Alors moi aussi, pour le bien de la patrie, pour mes enfants, je peux me sacrifier. »

La mère et la fille sont toutes deux membres du comité de résistance de leur quartier, Jabra au sud-ouest de Khartoum. « On descend toutes les deux à chaque manifestation. Nous sommes pacifistes, nous voulons seulement faire respecter nos droits. Jusqu’à présent ce régime nous tue et nous oppresse. C’est pour ça qu’on est là, on demande un régime civil et démocratique. C’est tout. »

Répression brutale

Une nouvelle fois, la répression est brutale. Outre les tirs à balles réelles, des véhicules blindés ou des 4×4 de la police n’hésitent pas à foncer sur la foule et à pourchasser des manifestants. Le bilan est d’au moins 90 blessés, selon des médecins.

►À lire aussi Soudan: le général Hemeti nie avoir connaissance de la détention de manifestants

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