Tchad: le Comité d’organisation du dialogue inclusif prend ses marques, Wakit Tama refuse d’en être

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Au Tchad, le Conseil militaire de Transition a nommé, par décret ce samedi, les quelque 70 membres qui composeront le Comité d’organisation du dialogue national inclusif. Ce dialogue doit avoir lieu dans le prochains mois et permettre l’organisation d’élections présidentielle et législatives. 

Parmi les membres nommés, l’ancien opposant Saleh Kebzabo, président de l’UNDR. D’après lui, la tenue de ce dialogue doit rassurer ceux qui doutent de la durée de la transition, qui, selon l’engagement du CMT, ne doit pas excéder dix-huit mois. Saleh Kebzabo répond à Victor Mauriat.

« Je crois qu’il y a un engagement du comité militaire de transition de conduire le Tchad aux élections dans une transition de 18 mois. J’ai toujours dit qu’il y aura 18 mois et pas un jour de plus. Et lorsque aujourd’hui certains parlent d’un glissement probable, je dis non !… J’ai un chronogramme en main moi, je ne dis pas des choses en l’air. J’ai rédigé un chronogramme à partir duquel il est patent que la transition va durer 18 mois et pas plus. Si cette volonté politique est réaffirmée, comme ça l’a été, je pense qu’il ne faut pas accuser des gens de ce qu’ils n’ont pas fait.

Et nous, quand on a accepté d’être dans ce comité d’organisation, c’est parce que nous avons eu des engagements, nous savons que l’engagement du comité militaire est de faire une transition de 18 mois et pas un jour de plus. »

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« Nous ne sommes pas partie prenante de ce dialogue qui n’en est pas un »

Des sièges ont aussi été réservés pour l’Union des syndicats du Tchad ou encore pour la Ligue tchadienne des droits de l’Homme, deux organisations qui font partie de la coalition Wakit Tama opposée à la transition militaire. Joint par Laure Broulard, le président de cette coalition, Max Loalngar, assure que son organisation ne souhaite pas participer à ce processus… 

« La totalité du processus doit être remise à plat et Wakit Tama, en tant que tel, s’est prononcé très clairement. Nous ne sommes pas partie prenante de ce dialogue qui n’en est pas un. On nous parle d’un dialogue, alors qu’il n’y a même pas de termes de référence simples pour dessiner les contours de ce dialogue. Et on veut nous forcer à y arriver en dépit de ce que des contradictions immenses résident dans les différents textes qu’ils nous ont présentés à cette date.

Wakit Tama a très clairement demandé l’annulation, sinon la révision de la charte nationale, ce qui correspond aussi à la vision de l’Union Africaine. Nous avons demandé que les deux décrets instituant le Comité préparatoire du dialogue soient annulés et en même temps que le décret instituant le CNT aussi soit annulé. Il n’en est pas question. Aujourd’hui, on vous présente un arrêté qui accorde quatre places au CNT qui n’existe pas encore. Mais c’est de la supercherie ! »

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