Tchad: le défi logistique du pré-dialogue prévu le 27 février à Doha

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                Le président du CMT, Mahamat Idriss Deby, a assuré il y a deux jours lors de sa première interview à la télé tchadienne, que le pré-dialogue de Doha allait commencer le 27 février prochain et qu’il sera « inclusif ». Une déclaration qui vient mettre fin aux spéculations qui circulaient dans le pays, sur un éventuel nouveau report ou l'exclusion de certains chefs rebelles, notamment Timan Erdimi, accusé d'avoir voulu s'allier au groupe paramilitaire russe Wagner pour chasser Mahamat Idriss Déby.                </p><div readability="73.110495049505">

                <p>Sur la liste transmise par Ndjamena, une soixantaine de mouvements rebelles invités à Doha. « <em>Aucun de ceux qui prétendent au titre de chef rebelle n'a été exclu</em> », explique une de nos sources. Le Qatar dit « non » dans un premier temps et décide de réduire la liste à une douzaine de groupes armés, ceux qui ont des hommes sur le terrain. « <em>Inacceptable</em> » aux yeux du Conseil militaire de transition du Tchad, qui refuse de renoncer au caractère «<em> inclusif </em>» de son dialogue.

Autre sujet de friction entre les deux capitales, le cas Timan Erdimi qui vit en exil au Qatar depuis douze ans. Plusieurs responsables tchadiens ont accusé Doha dès le départ de rouler pour Erdimi. Et il y a quelques jours, un document sonore dans lequel on entend le chef rebelle faire part de sa volonté d’obtenir l’aide du groupe paramilitaire russe Wagner pour faire tomber la junte au pouvoir au Tchad, fuite dans la presse.

Course contre la montre

Ndjamena voit rouge, le porte-parole du gouvernement, Alderman Koulamallah annonce que le chef rebelle « s’est exclu de lui-même » du pré-dialogue. Certains hauts responsables tchadiens envisagent alors de reloger le pré-dialogue dans un autre pays. On frôle alors le crash entre les deux capitales. Jusqu’à mercredi, lorsque le président du CMT Mahamat Idriss Deby rencontre une délégation qatarie à Paris. Depuis, les choses sont rentrés dans l’ordre.

Mais reste le plus dur, arriver à acheminer toutes les délégations à Doha dans les quatre jours qui viennent, pour tenir la date du 27 février pour le début du pré-dialogue. « C’est une course contre la montre », explique une autre de nos sources, en détaillant les tâches qui doivent être réalisées pour respecter l’injonction de Mahamat Idriss Deby.

Les chefs rebelles sont éparpillés dans plusieurs pays et sur plusieurs continents, et certains parmi eux n’ont pas encore reçu leurs passeports des autorités, les invitations et les billets d’avion prévus par Doha n’ont pas encore été envoyé. Enfin, certains chefs rebelles, comme Mahamat Mahdi Ali, le leader du FACT responsable de la mort d’Idriss Deby Itno en avril 2021, se trouvent dans des zones où l’on ne trouve pas d’avion facilement. Il est en effet dans le sud-libyen avec ses combattants.

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